Vitraulle Mboungou - La diaspora africaine en Occident compte une floraison d’associations et organisations qui lui sont consacrées. Beaucoup d’entre elles se préoccupent généralement d’utiliser leur expertise et compétences au service du développement du continent et de leur pays d’origine en particulier. Pour autant, aussi important que leur paraisse le développement de l’Afrique, ces organisations africaines œuvrent surtout pour le bien-être des membres de leur communauté respective ou de la communauté africaine en général. Ainsi, il est courant qu’une association privilégie, dès sa création, la satisfaction des besoins de ces derniers, notamment les nouveaux arrivants, qu’elles aident notamment à mieux s’intégrer dans leur pays d’accueil tout en leur permettant de garder en quelque sorte le lien avec le continent. Par exemple, elles leur fournissent des informations vitales et pratiques sur les services disponibles, les droits juridiques, le logement, la santé, l’éducation, etc.
En somme, les préoccupations et le mode opérationnel de la plupart de ces organisations semblent relativement éloignés des grands réseaux de connaissances ou de réflexion qui s’occupent de grands problèmes d’intégration régionale de l’Afrique. Cependant, c’est bien souvent à travers ces « petites » organisations que les membres de la diaspora africaine exercent leurs responsabilités et « devoirs » civiques envers le continent qui les a vus naître. Ainsi, ceux qui ont des compétences et expériences professionnelles, souvent acquises dans les pays d’accueil, n’hésitent pas à les mettre au service de ces organisations afin d’aider leurs « compatriotes » nouvellement arrivés ou restés sur le continent. Aussi, ces organisations de la diaspora constituent, dans une certaine mesure, des véritables réseaux dynamiques de connaissances au profit des autres membres de la communauté. Elles jouent incontestablement un rôle essentiel dans les vies de ces derniers et participent à leur manière au développement de l’Afrique.
Mais, à côté de ces associations, il en existe d’autres qui ont des visées plus politiques. En effet, depuis toujours, il existe au sein de la communauté africaine installée en Occident, des personnes sous prétexte de représenter la diaspora africaine ou plus particulièrement la diaspora de leur pays d’origine, tentent de s’imposer comme leader sur les autres. Ainsi, ces pseudo leaders opportunistes et en mal de publicité personnelle gratuite sont sans cesse en train de se battre pour tenter de tirer la couverture sur eux à la moindre occasion sans réellement se soucier des intérêts ou de désirs des autres membres de la diaspora. Et pour ce faire, tous les mauvais coups et sombres manœuvres sont permis, dans le seul but de rassembler l’ensemble de la diaspora autour d’eux. Souvent animés d’un fort sentiment de mégalomanie, d’orgueil et d’individualisme, ces soi-disant leaders ne parviennent jamais évidement à s’entendre autour d’un consensus, car chacun désire briller et défendre ses intérêts personnels. Ils sont donc plus intéressés à se faire un capital politique en se servant de la diaspora qu’à servir cette dernière. Mais heureusement, celle-ci n’est pas toujours dupe de toutes leurs manœuvres.
Les articles suivants pourraient aussi vous intéresser:
- La Directrice-Générale de l’Organisation de la Presse Africaine, Eloïne Barry, invitée du journal de 19h de Africa 24 le lundi 4 juillet
- Canada / La ministre Oda annonce des initiatives visant à accroître les retombées positives de la gestion des ressources naturelles pour la population de l’Afrique et de l’Amérique du Sud
- Rivalités entre les différentes communautés de la diaspora africaine
- Les retraités de la diaspora africaine : une solution pour panser l’hémorragie des cerveaux
- Conférence de presse en ligne de clôture des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement
- Conférence de presse en ligne de clôture des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement































