Ces dernières années, plusieurs millions d’hectares de terres agricoles dans les pays du Sud, notamment en Afrique, ont été vendues ou louées à des investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux actifs, dans le cadre de transactions foncières à grande échelle. Ces acquéreurs majoritairement originaires des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient se sont ainsi lancés peu à peu, souvent avec l’aval des gouvernements locaux, dans la production des denrées alimentaires en forte demande comme l’huile de palme favorisée par la révolution verte ou le maïs.
L’huile de palme constitue donc actuellement l’un des produits les plus rentables pour ces investisseurs étrangers en quête de terres fertiles sur le continent africain. Cela d’autant plus que les prix continuent d’augmenter du fait d’une demande de plus en plus croissante pour les huiles comestibles, notamment dans des pays comme la Chine ou l’Inde où l’attrait pour les produits transformés à base d’huile de palme comme les pâtisseries, le chocolat, les crèmes glacées et autres, reste très fort. L’huile de palme est également de plus en plus utilisée comme source d’énergie.
Par ailleurs, les denrées alimentaires telles que le sucre, le blé, le riz, le maïs, l’orge, le soja, etc., sont aussi très sollicitées car ils sont considérées tout aussi lucratives que l’huile de palme. Par exemple, au Sénégal, il semblerait que de nombreux investisseurs privés saoudiens et qataris, aient manifesté le désir d’acquérir des terres agricoles pour produire des denrées alimentaires pour leurs pays respectifs qui, très dépendants de l’importation alimentaire, ont décidé, en se servant des multinationales entre autres, d’investir dans l’achat de ces terres fertiles pour produire leurs denrées alimentaires et se prémunir contre la hausse du prix de ces produits et garantir leur sécurité alimentaire. Ainsi, selon le magazine Jeune Afrique, le milliardaire saoudien Mohammed Al Amoudi, né en Éthiopie et 63e fortune du monde dans le classement du magazine américain Forbes avec 9 milliards d’euros, travaille sur un projet de production de riz sur 10?000 hectares pour 1,8 milliard d’euros dans son pays de naissance.
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