La course aux sols arables d’Afrique et la croissance de l’agrobusiness ont déchaîné les investisseurs. Plusieurs lopins s’arrachent à vil prix depuis une dizaine d’années, mettant à mal non seulement les timides politiques agricoles de nombreux États mais aussi le métier même d’agriculteur. Et ces conséquences sont loin d’être la seule ombre au tableau de ce business sous influences.
Terres agricoles
Commerce des terres agricoles en Afrique : Des conséquences multiples
Commerce des terres agricoles en Afrique : les principaux produits cultivés
Ces dernières années, plusieurs millions d’hectares de terres agricoles dans les pays du Sud, notamment en Afrique, ont été vendues ou louées à des investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux actifs, dans le cadre de transactions foncières à grande échelle. Ces acquéreurs majoritairement originaires des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient se sont ainsi lancés peu à peu, souvent avec l’aval des gouvernements locaux, dans la production des denrées alimentaires en forte demande comme l’huile de palme favorisée par la révolution verte ou le maïs.
Commerce des terres agricoles en Afrique : Une braderie à ciel ouvert
Nous le disions, avec 37% des terres arables de la planète, le continent africain est largement convoité par les professionnels du « land grabbing ». Cet « accaparement des terres » ne concerne pourtant pas une seule catégorie d’investisseurs comme on pourrait le croire.
Commerce des terres agricoles en Afrique : l’ampleur du phénomène
Depuis les crises financière et alimentaire de 2008, un énorme mouvement d’accaparement des terres dans le monde est engagé, particulièrement en Afrique. En effet, au lendemain de cette crise, nombreux sont les pays ou les investisseurs privés qui avec la flambée des prix des matières premières comme le pétrole, se sont rués vers les meilleures terres agricoles des pays en développement, notamment africains, pour assurer leurs approvisionnements alimentaires et énergétiques. Il s’agit souvent de pays dépendant des importations alimentaires et cherchant à externaliser et sécuriser leur production alimentaire nationale afin de combler les besoins de plus en plus croissants de leurs populations. Ces pays rachètent ainsi des millions d’hectares de terres agricoles dans des pays où règnent généralement déjà l’insécurité alimentaire et une mauvaise gouvernance foncière. L’ampleur de ces « acquisitions foncières à grande échelle », selon le terme de la Banque mondiale, est telle que cette dernière a décidé d’étudier de près ce phénomène qui suscite beaucoup de controverse. D’autres institutions comme l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont également penchées sur le sujet.





























