Les prix des produits pétroliers ont enregistré des hausses de 4 à 7% en Centrafrique, à la demande d'institutions internationales opposées aux subventions gouvernementales, a appris l'AFP dimanche à Bangui de source officielle.
"Cette augmentation de prix a été demandée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) qui ne sont pas pour la subvention (des prix) par le gouvernement", a expliqué le directeur général de l'Agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers (ASRP), Eddy Hervé Nguérégaye.
"Cette subvention étatique destinée à atténuer les coûts aux consommateurs en raison de la crise dans le secteur pétrolier faisait souffrir l'Etat" en lui occasionnant des pertes, a-t-il ajouté.
Au terme de la nouvelle tarification, en vigueur depuis samedi, l'essence sans plomb est vendue 810 FCFA le litre (1,2 euro), soit 30 FCFA plus cher (+3,85%), selon l'ASRP.
Le pétrole coûte désormais 600 FCFA le litre (0,91 euro, 20 FCFA de plus +3,45%). Le litre de fuel s'élève aussi à 600 FCFA, 25 FCFA de plus par rapport à l'ancien prix (+4,35%). Le gasoil, désormais proposé à 800 FCFA le litre (1,22 euro), enregistre la plus forte hausse, 50 FCFA sur l'ancien prix (+6,67%).
Le Syndicat des conducteurs des taxis et bus (SCTB) a protesté contre cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers, la quatrième en Centrafrique depuis janvier 2008.
Il a indiqué n'avoir pas été associé au processus de décision et s'attendre à un manque à gagner, en annonçant qu'il examinerait la question lundi lors d'une assemblée générale.
La Centrafrique est le seul des six pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) qui ne produit pas de pétrole. L'or noir rapporte d'importants revenus aux autres membres de la Cémac: le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad


























