Les économistes de la FAO précisent que le commerce international des produits agricoles concerne essentiellement des surplus de production. Des excédents de céréales, de produits laitiers et de viande qui concernent environ 10% du commerce mondial. Ce dernier est dominé par les combustibles, à près de 2 900 milliards $.
Cette mince fourchette représente toutefois un volume de 1169 milliards $ au titre de l’exportation des produits en 2009, selon les derniers rapports de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Même s’il est régulièrement question de crise alimentaire, l’industrie se porte globalement bien.
Au niveau des exportations de produits agricoles ou aliments de base, l’Union européenne, dite Europe des 27, représente à elle seule près de 43% des exportations évaluées à un peu plus de 566 milliards $ en 2008. Suivent les États-Unis, 139,97 milliards (10%), le Brésil, 61,40 milliards $ (4,6%), le Canada, 54,08 milliards $ (4%) et la Chine 42,29 milliards $ (3,2%).
Pour les produits alimentaires, généralement manufacturés, on retrouve également dans le top 5, l’Union européenne (Europe des 27), avec 481,05 milliards $ soit 43,2% des parts de marchés à l’exportation. Suivent les États-Unis, 112,63 milliards $ à 10,1%, le Brésil, 54,30 milliards $ (4,9%), le Canada 39,33 milliards $ (3,5%) et l’Argentine, 36,82 milliards $ (3,3%).
Cette concentration n’est pas surprenante d’autant plus que les grands circuits historiques de la production et de la commercialisation des produits alimentaires ont connu leur explosion dans ces zones. Tout comme l’irruption du Brésil et de la Chine, nouveaux joueurs très importants dans plusieurs secteurs de l’économie mondiale.
Le détail de ces opérations concerne donc principalement les céréales, les agrumes, fruits et légumes dirigés par des multinationales qui font des affaires en or. Un profil d’ensemble qui devrait toutefois être modéré par le manque de statistiques disponibles dans certaines parties du globe, particulièrement en Afrique sub-saharienne, en Amérique latine et en Asie du sud-ouest. Il est bien souvent difficile d’y effectuer des relevés fiables au niveau économique. Ce qui aurait permis de classifier ces économies régionales, bien souvent concurrentielles.
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