Entré en vigueur le 16 février 2005, plus de sept ans après son adoption, le Protocole de Tokyo devait contribuer à la réduction des gaz à effets de serre afin d’atténuer le réchauffement climatique. Pour aider les uns et les autres à atteindre leurs objectifs, on mit en place un système international d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre. Une mesure louable dans le fond, mais qui s’apparente au principe de pollueur-payeur en plus cynique.
Pollution industrielle
Payer pour polluer : La paradoxale taxe du carbone
Pollution : La délocalisation des déchets
Les entreprises peu soucieuses de l’environnement et certaines administrations publiques ne se gênent pas de transférer tout ou partie de leur pollution de leurs sites vers des territoires « vierges ». On doit même à certains responsables l’initiative de délocaliser la pollution. L’Américain Larry Summers, alors Chef économiste à la banque mondiale, disait dans un mémo en 1991, « le calcul du coût d'une pollution dangereuse pour la santé dépend des profits absorbés par l'accroissement de la morbidité et de la mortalité. De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où ce coût est le plus faible ».
Dépollution : qui paye?
Avec les grandes catastrophes naturelles dues à la pollution industrielle de ces dernières décennies et les dégâts écologiques et environnementaux qui les ont accompagnées, la dépollution est devenue un enjeu majeur. À commencer par les États ou les institutions internationales qui sous forme de redevance permettant de financer des études, des actions et travaux pour réduire et prévenir toute forme de pollutions, taxent souvent les entreprises. Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) rendu public ce 4 août et qui estime que la pollution du Delta du Niger a atteint des niveaux dramatiques après 50 ans d’exploitation pétrolière, préconise par exemple la création d’un fonds spécial qui serait financé par les groupes pétroliers comme Shell qui exploitent les gisements du Delta, et le gouvernement nigérian.
Les coûts de la pollution industrielle
Même si l’environnement affiche toujours en premier les conséquences de la pollution industrielle, il est souvent nécessaire d’en évaluer des coûts implicites. Il n’existe à proprement pas parler de statistiques globales mais de nombreux rapports sectoriels et régionaux nous en donnent un aperçu intéressant.
Pollution industrielle : palmarès des plus gros pollueurs
La pollution industrielle désigne en général l’ensemble des déchets industriels et substances toxiques rejetés dans la nature par les entreprises et qui exercent une influence perturbatrice sur l’environnement. Des déchets de type ferraille, ordures, pétrole, solvants, produits chimiques, etc. L’histoire de cette pollution industrielle reflète les progrès de la technologie dans le monde. Il semblerait en effet que plus les sociétés s’industrialisent, plus elles sont polluées. Ainsi, c’est dans les régions comprenant des installations minières ou métallurgiques ou dans les grandes cités industrielles surpeuplées que l’on retrouve les contaminations toxiques de l’eau, de l’air et parfois des sols, les plus préoccupantes.




























