Décidément, les relations commerciales sino-africaines ont le vent en poupe. Les investissements chinois sur le continent ont progressé de 60 % entre 2009 et 2011 pour atteindre 14,7 milliards de dollars. L’aide chinoise n’est pas en reste, car cette dernière a progressé également de 60 % au cours de ce même laps de temps. Et la Chine ne compte pas s’arrêter là pour l’instant.
Le président chinois Hu Jintao a annoncé, lors de la cinquième conférence ministérielle du Forum de coopération Chine-Afrique, tenue en juillet à Beijing, un doublement à 20 milliards de dollars de ses crédits à l’Afrique. Ces derniers sont destinés prioritairement aux infrastructures, à l’agriculture, aux industries manufacturières et au développement des petites et moyennes entreprises.
De même, les échanges commerciaux entre les deux parties ont décuplé depuis le début de la dernière décennie pour atteindre 106,8 milliards de dollars en 2008, avant de baisser à 91 milliards l’année suivante, à cause de la crise financière et économique mondiale. Ce qui n’a pas empêché la Chine de devenir, toujours en 2009, le premier partenaire commercial de l’Afrique, coiffant ainsi au poteau les États-Unis. En 2011, ces échanges totalisaient 166,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 83% par rapport à 2009. L’Angola avec un volume d’échanges bilatéraux de 17 milliards de dollars en 2010, l’Afrique du Sud (16 milliards), le Soudan (6,39 milliards) et le Nigeria (6,37 milliards) sont les principaux partenaires africains de la Chine.
Dans l’ensemble, les investissements directs chinois en Afrique ont augmenté en moyenne de 46% par an au cours de ces dix dernières années, selon la Banque africaine de développement (BAD). La Chine, qui a énormément besoin des ressources naturelles africaines pour alimenter une économie en plein essor, concentre donc ses efforts au niveau des investissements dans le secteur énergétique. Ainsi, les exportations de l’Afrique vers la Chine sont constituées, essentiellement, soit de pétrole brut (70% du total), soit de matières premières (15%). Par ailleurs, comme nous le mentionnons précédemment, les grandes tendances des investissements chinois concernent principalement le développement des infrastructures.
Plus de 35 pays africains ont bénéficié des capitaux chinois pour financer des projets d’infrastructure. Fier de sa coopération avec les pays africains, malgré quelques « couacs », le gouvernement chinois a manifesté sa volonté de poursuivre sa relation d’égal à égal avec les pays africains, en s’engageant notamment dans de nouveaux secteurs jugés prioritaires pour l’avenir comme la finance, les télécommunications, l’énergie, le tourisme, la navigation et l’aviation. La Chine encourage donc ses entreprises privées à poursuivre leurs investissements en Afrique dans une volonté d’approfondir cette coopération sino-africaine. Ainsi, selon un porte-parole du ministère chinois du Commerce, plus de 2000 sociétés chinoises sont actuellement présentes sur le continent.


























