L’Afrique vient de réussir un grand exploit à l’occasion de la 30e édition des Jeux olympiques (JO) d’été qui se tiennent à Londres jusqu’au 12 août. Ainsi était inauguré le 28 juillet dernier, en présence du chef d’État ivoirien Alassane Ouattara et du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, le premier village olympique africain. Du jamais vu dans l’histoire des JO.
« Nous avons créé l’Africa Village pour offrir aux Comités Nationaux Olympiques et aux athlètes africains une occasion unique de faire pleinement partie de la grande fête olympique, quels que soient leurs moyens. Cet espace sera une vitrine exceptionnelle pour notre continent, notamment vis-à-vis du grand public et des 8 millions de visiteurs attendus à l’occasion des Jeux, mais aussi des décideurs de tous les horizons », a souligné à cette occasion le président de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (Acnoa), Lassana Palenfo.
Le public venu du monde entier assister à cet événement planétaire pourra donc pour la première fois, découvrir le « village africain », espace de promotion culturelle, sportive et économique pour l’ensemble des 25 pays du continent concourants à Londres. Représentée lors de cette édition 2012 des JO d’été par un millier, l’Afrique a ainsi son propre site à côté du traditionnel village olympique. 5 000 m2 à Kensington Gardens, en plein cœur de la capitale britannique sur lesquels l’Acnoa a investi 400 000 dollars, selon M. Palenfo. Ce site unique qui entend donc unir pendant la quinzaine olympique, l’ensemble des Comités Nationaux Olympiques du continent, mettra quotidiennement à l’honneur une nation. Le Nigeria a ouvert le bal ce lundi.
« Africa village » va entre autres, tout au long de ces JO, célébrer les athlètes africains, accueillir les médias, organiser les conférences de presse et recevoir en grande pompe les chefs d’État et de gouvernement, à l’image d’Alassane Ouattara, Ahmed Ouyahia et la princesse Lalla Joumala du Maroc, venus féliciter leurs ressortissants. Mais le « village africain » sera également l’occasion pour les pays africains de poursuivre leur travail de promotion et de lobbying afin d’attirer d’éventuels investisseurs. Des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Égypte, le Ghana ou encore la Tunisie auraient déboursé entre 30 000 et 60 000 euros. Par ailleurs, il semblerait que ce projet novateur fasse déjà des envieux. Selon Lassana Palenfo, l’Asie ou l’Europe pourrait suivre l’exemple africain dans quatre ans à Rio.


























