À force de frayer avec l’illégalité dans les zones grises de l’économie et du négoce, plusieurs sociétés transnationales (STN) - selon la terminologie à la mode – ont subi de nombreux revers. Plusieurs actions ont été intentées en justice pour corruption active ou passive et d’autres sont en cours.
Les multinationales et la corruption à l’étranger
Les multinationales et la corruption à l’étranger : des procès retentissants
Les multinationales et la corruption à l’étranger : une répression modérée dans les pays d’origine
Deux grandes multinationales nord-américaines, SNC-Lavalin au Canada et Walmart aux États-Unis, ont récemment fait la Une des médias pour des allégations de corruption à l’étranger. Ces dernières années, le nombre de sociétés ayant fait l’objet d’une enquête et d’une pénalité suite à ce type d’accusations, a en effet augmenté de manière significative, notamment aux États-Unis. Ce pays a pourtant adopté en 1977, la Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), loi sur les pratiques de corruption à l’étranger dont les dispositions anticorruption interdisent aussi bien aux sociétés américaines qu’étrangères installées aux États-Unis et à leurs intermédiaires de verser des pots-de-vin ou d’offrir un quelconque objet de valeur à des fonctionnaires étrangers ou à des employés d’entreprises publiques étrangères dans le but de les influencer ou d’en tirer un « avantage indu ». Mais, son application par le Département de la Justice et la Securities and Exchange Commission (SEC) ne s’est réellement renforcée qu’à la fin des années 2000.
Multinationales et corruption à l’étranger : des méthodes mafieuses
Dans la nébuleuse de l’affairisme international, les multinationales opèrent comme dans bon nombre de secteurs. Pour décrocher de juteux contrats ou prendre racine dans un marché hautement concurrentiel, il faut manœuvrer de la meilleure des façons. Certains se font prendre, d’autres pas. Explications.
Les multinationales et la corruption à l’étranger : les championnes du monde
Plus d’une semaine après la perquisition à Montréal de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au siège social du géant canadien de l’ingénierie SNC-Lavalin, soupçonné d’avoir profité de ses relations étroites avec le régime de Mouammar Kadhafi, des nouvelles allégations refont surface dans la presse. Un homme d’affaires tunisien accuse en effet la firme, dans une entrevue accordée au quotidien canadien Globe and Mail, de tentative de corruption et de trafic d’influence sur un projet gazier dans son pays. Ces allégations que SNC-Lavalin a refusé de commenter, font suite aux enquêtes déjà en cours sur les pratiques du groupe à l’étranger. Ce dernier, présent dans une centaine de pays, connaît depuis plusieurs mois des difficultés qui ont conduit à la démission de son PDG Pierre Duhaime en mars dernier, après la découverte de versements illicites de 56 millions de dollars. En septembre 2011, la police avait perquisitionné les bureaux torontois de la firme pour une autre affaire impliquant certains de ses employés soupçonnés de faits de corruption dans le cadre d’un projet de construction d’un pont au Bangladesh, financé par un prêt de 1,2 milliard de dollars de la Banque mondiale.
Les multinationales et la corruption à l’étranger : un phénomène très répandu
Le géant américain Walmart, premier groupe de distribution au monde, aurait caché le fait que sa filiale mexicaine a fait un usage important de la corruption pour s’étendre rapidement dans le pays, vient de révéler le New York Times. Selon le quotidien américain, un ancien dirigeant de Wal-Mart Mexico, la plus grosse filiale de Walmart hors des États-Unis, a affirmé à la société en septembre 2005, que son extension rapide au Mexique avait été obtenue par la corruption. Wal-Mart de Mexico aurait ainsi distribué plus de 24 millions de dollars en pots-de-vin pour obtenir rapidement les permis de construire qui lui ont permis de s’implanter partout dans le pays. Walmart aurait même mené sa propre enquête, écrit le New York Times. Une enquête qui a confirmé qu’il y avait effectivement « des raisons de penser que les lois américaines et mexicaines avaient été violées », selon un rapport cité par le journal. Le groupe a cependant décidé de garder ce rapport secret.


























