« L’étonnant pouvoir des coopératives », un thème très porteur qui résume parfaitement l’état du mouvement coopératif et mutualiste à travers le monde. C’est également le sujet du premier Sommet international des coopératives qui s’achève ce jeudi 11 octobre à Québec. Il existe plus d’un million d’entreprises coopératives répondant, avec la création d’une centaine de millions d’emplois, aux besoins de 800 millions de membres répartis dans plus de 100 pays. Cette forte contribution des coopératives fait du mouvement un acteur économique majeur sur les plans local, régional, national et international.
Pour afficher sa place de plus en plus prépondérante dans l’économie mondiale aujourd’hui, l’Alliance coopérative internationale (ACI) a mis en place le projet « Global 300 », une liste des 300 plus importantes entreprises coopératives à travers la planète. Parmi ces dernières, pas moins de 62 sont originaires des États-Unis, soit 20% de la liste contre 45 pour la France, 33 pour l’Allemagne et 28 pour l’Italie. À eux seuls, ces 4 pays regroupent plus de 50% du « Global 300 ». Le Canada, quant à lui, compte 8 coopératives dans cette liste sélecte, dont le Mouvement des caisses Desjardins – la plus importante organisation de coopératives et institution financière du pays qui y occupe le 36e rang. Certaines des entreprises classées dans la liste du « Global 300 » font partie des plus grandes entreprises de la planète. Ces 300 géants du milieu coopératif constituent, à eux seuls, une puissance économique équivalant à la 10e économie mondiale.
Il n’est donc pas étonnant que ce mouvement s’affirme comme un véritable rempart face à la crise économique et financière qui frappe de nombreux pays actuellement. Ainsi pour certains, à l’image de Monique Leroux, présidente du Mouvement des caisses Desjardins à l’initiative du Sommet international des coopératives, et Dame Pauline Greene, présidente de l’ACI, le modèle coopératif fait partie de la solution à la crise économique et financière actuelle.
« Les coopératives peuvent jouer un rôle clé pour résoudre les problèmes qui découlent de l’actuelle crise parce qu’en étant la propriété de leurs membres, elles desservent des communautés qui, ensemble, veulent se doter de services dont elles ont besoin », déclarait Mme Greene lors d’une visite au Canada peu après le lancement de l’Année internationale des coopératives par l’Organisation des Nations Unies.
Par ailleurs, elles ont su lors des dernières crises économiques et financières, rester concurrentielles tout en se préoccupant de répondre aux besoins de leurs membres et de respecter la nature de leur gouvernance, se démarquant ainsi du modèle économique dominant.
Malgré leurs performances et leurs capacités à mieux affronter les crises économiques et financières des dernières années, les coopératives et les mutuelles demeurent pourtant un modèle d’affaire méconnu sur l’échiquier économique mondial. Une des principales raisons est que ces entreprises coopératives ne sont d’une part, pas cotées en Bourse et d’autre part, ce modèle d’affaires est très peu abordé dans les établissements d’enseignement supérieur. C’est l’un des grands objectifs de ce Sommet et de l’ACI : en faire la promotion et mieux mettre en vitrine les performances enviables de ces entreprises à vocation sociale.


























