Malgré une abondance des ressources énergétiques, l’Afrique demeure le continent qui consomme le moins d’énergie par habitant au monde alors même que la demande ne cesse d’augmenter. Elle abrite en effet 80% du 1,5 milliard de personnes vivant sans électricité dans le monde. Ainsi, seul un Africain sur quatre a accès aux sources d’énergie comme l’électricité, les zones rurales étant les moins bien loties avec 8% seulement d’habitants reliés au réseau. Ces problèmes d’insécurité énergétique en Afrique risquent, selon certains experts, de s’aggraver si les gouvernements concernés ne l’intègrent pas très vite dans leur stratégie de développement. C’est entre autres, pour cette raison que la Banque Africaine de Développement (BAD) s’est engagée depuis quelques années dans une politique de mobilisation des États africains en les encourageant à mettre sur pied des projets intégrateurs.
L’électricité en Afrique
Crise de l’électricité en Afrique : quelles solutions?
Crise de l’électricité en Afrique : Une industrialisation hypothéquée
Sous-équipé, le continent africain croule sous la vétusté de ses installations et fait les frais d’une mauvaise gestion des ressources disponibles. Représentant 15% de la population mondiale, l’Afrique ne consomme paradoxalement que 3% de la production planétaire d’électricité. Une meilleure couverture des territoires ne concerne pas seulement l’usage domestique de l’électricité ou les très nombreuses petites et moyennes entreprises qui font le tissu économique des pays. Elle concerne aussi et surtout, la possibilité d’initier des projets industriels de plus grande envergure.
Privatisation de l’électricité en Afrique : une solution pas si efficace
L’accès à l’électricité reste l’un des problèmes majeurs de l’Afrique qui est le continent le moins électrifié du monde. Ainsi, les coupures électriques intempestives et parfois interminables devenues presque quotidiennes dans de nombreux pays africains, sont significatives de ce problème qui freine considérablement le développement économique de ce continent. Elles mettent en lumière l’état de délabrement des sociétés nationales d’électricité africaines dû à des difficultés financières imputables autant à des gestions catastrophiques qu’à de nombreux impayés des abonnés et à des fraudes. Ces sociétés du secteur de l’électricité dont la plupart ont été privatisées dans les années 1990, doivent entre autres, leur situation catastrophique aux moyens de production insuffisants et aux réseaux de distribution vétustes.
L’électricité en Afrique : Le délestage comme mode de gestion
Ce phénomène a véritablement pris naissance avec la privatisation des services publics dans les années 90. À la faveur des recommandations des bailleurs de fonds internationaux, la quasi-totalité des pays africains s’étaient départis de plusieurs actifs. Les compagnies nationales d’électricité furent parmi les premières à être liquidées au profit du secteur privé, investi par de nombreuses compagnies étrangères.
L’électricité en Afrique : déséquilibre entre la production et la consommation
L’Afrique est l’un des continents qui disposent le plus de ressources en énergie, notamment hydraulique. Malheureusement, elle est également le continent le plus faiblement électrifié. En effet, l’Afrique ne consomme que près de 3% de la production énergétique mondiale sur les 9,5 % (dont 45% provient de la production électrique) qu’elle produit. Ainsi, sur le 1,5 milliard de personnes vivant sans électricité dans le monde, 80% vivent en Afrique subsaharienne. Seul donc un Africain sur quatre a accès aux sources d’énergie comme l’électricité. Les zones rurales, avec 8% seulement d’habitants reliés au réseau, sont évidemment les moins bien loties.



























