En dehors des milliards de dollars envoyés chaque année par les migrants à divers bénéficiaires, les frais d’expédition, généralement élevés, ont régulièrement été dénoncés. Devant ce qui semblait être un privilège des agences de transfert et des institutions financières, les autorités internationales et les organes de régulation s’y sont penchés avec pour objectif de trouver des solutions pour briser les monopoles et réduire les coûts.
Le transfert de fonds des migrants
Le transfert de fonds des migrants : maîtriser les frais d’opération
Le transfert de fonds des migrants : les leaders de ce marché lucratif
Le marché de transfert de fonds des migrants, une manne financière en constante augmentation, est de plus en plus convoité depuis ces dernières années. Rien d’étonnant au vu des milliards de dollars amassés tous les ans. Ainsi, en 2011, selon les chiffres de la Banque mondiale, les envois d’argent des migrants vers leur pays d’origine s’élevaient à 351 milliards. Une somme faramineuse dont 70% est répartie entre les deux principaux leaders de ce marché particulièrement lucratif que sont Western Union et MoneyGram. Les deux géants américains qui travaillent souvent en étroite collaboration avec les banques locales des pays destinataires, ont donc pratiquement l’exclusivité.
Le transfert des fonds des migrants : de l’argent pour le développement
Les énormes montants que représentent les fonds envoyés par les immigrés dans leur pays d’origine s’élèvent à des milliards de dollars US. S’ils servent généralement à expédier les besoins courants, une partie est toutefois dirigée vers l’épargne ou l’investissement.
Transfert de fonds des migrants : les principaux pays bénéficiaires
Les 215 millions de personnes vivant hors de leur pays natal selon les chiffres de la Banque mondiale, transfèrent tous les ans des milliards de dollars dans leur pays d’origine (351 milliards pour l’année 2011). Des transferts de fonds qui prennent de plus en plus d’importance au point que certains gouvernements n’hésitent pas à mettre sur pied des politiques et mécanismes permettant de faciliter et de rendre plus faciles ces opérations devenues, au fil des années, une véritable mine d’or pour la croissance voire même la relance économique de ces pays.
Le transfert de fonds des migrants : un marché très lucratif
En février dernier, se tenait à Paris sous la direction du ministère français de la Coopération et de la Banque Africaine de Développement (BAD), un colloque sur les transferts d’argent des migrants réunissant près de 200 personnalités directement concernées par cette question et venues essentiellement du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne (ministères, banques, sociétés de transfert d’argent, institutions de micro-finance, opérateurs de téléphonie mobile, élus, représentants d’ONG, etc.). Cette question de transferts d’argent des migrants qui a intégré les débats sur le développement économique des pays pauvres ou en voie de développement, fait l’objet de nombreuses études depuis quelques années. Et pour cause, ces envois d’argents des migrants vers leur pays d’origine représentent aujourd’hui un marché très lucratif. Ils constituent ainsi jusqu’à 20% du PIB (produit intérieur brut) dans plusieurs pays à faible revenu où ils sont souvent la principale source de devises.


























