« La France ne verse pas de rançon », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé après l’annonce de la libération des deux journalistes français retenus on otage en Afghanistan pendant 547 jours. Une affirmation qui va à l’encontre de ce que les experts ont toujours plus ou moins affirmé jusqu’ici à propos de la doctrine de la France en matière de négociations dans les cas d’enlèvements de ses ressortissants à l’étranger. Ce pays est en effet, connu pour avoir une politique relativement souple. Il a la réputation de payer facilement la rançon aux kidnappeurs tandis que ses homologues anglo-saxons sont jugés plus intraitables sur cette question.
Le business des otages
Business des otages : le dilemme de la rançon
Business des otages : une affaire très rentable
Depuis la médiatisation des prises d’otages de salariés étrangers en Afrique, en particulier dans la région du Sahel durant cette dernière décennie, ce phénomène s’est transformé en un business très lucratif. Un business qui en effet, rapporte gros à tous ceux qui y participent, des intermédiaires des groupes terroristes à l’origine de ces enlèvements aux médiateurs pour obtenir la libération des otages. Ainsi, il a clairement été établi que le rapt d’Occidentaux est devenu la principale source de profits des mouvements terroristes comme l’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamiste) et le Mend (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger) opérant dans cette partie de l’Afrique de l’Ouest.
Business des otages : les travailleurs étrangers en ligne de mire en Afrique
Ces dernières années, les Occidentaux travaillant pour les multinationales pétrolières ou les institutions internationales en Afrique sont devenus les cibles privilégiées des preneurs d’otages. En effet, il ne se passe pas un mois sans entendre parler d’enlèvements de ressortissants européens ou américains, salariés de telle ou telle compagnie pétrolière présente dans la région du Sahel. Ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Business des otages : un marché presque comme les autres
Depuis quelques années, le continent africain fait face au phénomène des prises d’otages, un business devenu un marché presque comme les autres. Celui-ci a commencé au milieu des années 2000 avec la guerre en Irak. Apparu au lendemain de la chute du régime de Saddam Hussein par les troupes américaines, le phénomène touchait au départ la population irakienne, et parmi elle, les notables, les médecins, les avocats, les universitaires, les commerçants. Bref, toute personne susceptible de payer une rançon.




























