Marie-Claude fafard - Vous vous souvenez du grand condor dans le dessin animé Les Mystérieuses Cités d’or (si vous êtes nés au début des années 80, cette production franco-japonaise a probablement marqué votre enfance…) qui fonctionnait à l’aide de l’énergie solaire? Il était fait d’or massif et lorsque le soleil atteignant son bec, il déployait ses ailes pour voler. De la pure fiction bien sûr…Mais le Suisse Bertrand Piccard, célèbre aérostier, a prouvé que la réalité pouvait parfois la dépasser.
En effet, le 7 avril dernier, le Solar Impulse, premier avion entièrement propulsé à l’énergie solaire, a décollé sans difficulté d’une base militaire de Payerne, dans l’ouest de la Suisse pour effectuer un vol d’une heure et demie sans pépins. Le créateur du prototype, M. Piccard, ainsi que les 69 autres personnes ayant consacré sept ans de leur vie au projet, avaient de quoi sourire puisqu’il s’agissait d’un premier vol d’essai.
L’appareil d’une envergure de 63,40 m, soit comme celle d’un Airbus A 340, le poids en moins, a utilisé les 12 000 cellules photovoltaïques qui recouvrent ses ailes pour seule source d’énergie. Les panneaux permettent de recharger les batteries lithium-polymère de 400 kg que porte l’appareil. L’énergie solaire a ainsi propulsé les quatre moteurs électriques d’une puissance de 10 chevaux chacun.
Ce vol d’essai est la première étape d’une longue série de tests afin d’améliorer la conception d’un second avion, qui doit débuter l’année prochaine. Prochaine étape prévue avant l’été : un voyage de 36 heures sans escale à partir de Payerne afin de tester la capacité de l’appareil à voler de jour comme de nuit.
L’objectif visé? Rien de moins que d’effectuer le tour du monde! Un périple en cinq étapes qui doit être réalisé à l’horizon 2013.
Plusieurs sont toutefois sceptiques : un tel avion ne pourra jamais transporter des passagers, car plus le poids de l’appareil est élevé, plus il a besoin d’énergie pour se mouvoir et plus la surface pour contenir les panneaux solaire doit être grande. Ce modèle possède 200 m² de cellules photovoltaïques pour faire voler 1,6 tonnes à une vitesse moyenne de 70 km/h. Or, un Boeing 747 pèse dans les163 tonnes à vide et a une surface alaire (c’est la surface projetée de l’aile dans le plan horizontal) de 540 m².
Il est à peu près certain qu’on ne verra pas un avion solaire commercial traverser le ciel (quoiqu’il ne faille jamais dire jamais !), mais les retombées techniques sont indéniables. Le Solar Impulse comporte une somme d’innovations qui pourront être utilisées dans différents domaines et il pourra y avoir d’autres applications comme pour des avions biplaces ou des hélicoptères…
Par ce projet, M. Piccard veut montrer ce qu’il est possible de faire dans les énergies renouvelables et changer les mentalités en matière de consommation d’énergie. « Notre futur dépend de notre capacité à nous adapter rapidement à ces énergies vertes », a-t-il affirmé.
Quand on y pense, le simple fait d’aller sur la lune était impensable il y a à peine un siècle…Et si l’on regarde les croquis de machines volantes du 15e siècle de Leonard de Vinci, même si ces inventions farfelues sont irréalisables, certaines de ses idées, comme le rotor d’hélicoptère, se retrouvent dans des réalisations aéronautiques modernes.
Comme l’a écrit Jules Verne, « Tout ce qui est impossible reste à accomplir », phrase mise en évidence sur le site de Solar Impulse. À suivre…
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Le 22 avril, ce sera la Journée mondiale de la Terre, qui a vu le jour en 1970 au États-Unis. Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson qui souhaitait encourager les étudiants à concrétiser des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés. Depuis, plus de 500 millions de personnes dans 184 pays soulignent cette journée.
Cette année, elle est aussi proclamée pour la première fois la Journée internationale de la Terre nourricière, résolution adoptée l’an dernier par l’Assemblée générale de l’ONU dont le Gouvernement bolivien est à l’origine et qui est soutenue par plus de 50 États membres. Par ce texte, l’Assemblée a reconnu que « la Terre et ses écosystèmes sont notre maison », et a exprimé sa conviction que, pour parvenir à un équilibre entre le développement socio-économique et la protection de l'environnement des générations présentes et futures », il est nécessaire de promouvoir l'harmonie avec la nature et la Terre ».
Allez, plus que deux jours pour trouver un (ou plusieurs) geste écolo à inclure désormais à votre quotidien. Des suggestions? www.defipourlaterre.org/agir/
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