La fraude sur Internet est un chantier en perpétuelle mutation dont les acteurs modifient le modus operandi jour après jour. Une délinquance tellement difficile à cerner puisque les sources et les foyers sont disséminés à travers le monde. Il n’en demeure pas moins qu’au-delà du principe de précaution inculqué aux internautes, quelques brigades ont été mises sur pied afin d’endiguer le fléau.
La Cybercriminalité
Cybercriminalité : La lutte contre l’arnaque en ligne
Cybercriminalité : Les milliards de l’arnaque
Même si les sources ne s’accordent pas sur les montants exacts de la cybercriminalité, il n’en demeure pas moins que les pertes sont énormes. Tant chez les particuliers qui y laissent une bonne partie de leurs revenus ou de leurs économies, qu’au sein des entreprises qui se voient imposer un manque à gagner important.
Cybercriminalité : portrait des victimes
Selon une étude publiée en 2010 par la société de sécurité informatique Symantec, près de deux tiers d’utilisateurs d’internet dans le monde ont déjà été victimes de cybercriminalité. En effet, sur les 7 000 personnes interrogées dans 14 pays, 65% ont dit avoir été victimes de la criminalité sur internet. Ces cyber-victimes sont essentiellement localisées en Chine (83% des personnes interrogées), suivie par le Brésil, l’Inde, ex-æquo avec 76%) et les États-Unis (73%). Selon ce rapport, 58% d’entre elles ressentent de la colère, 29% de la crainte, 26% de l’impuissance et 78% de la culpabilité. Même si elles se montrent très en colère, 80% des personnes ainsi touchées par les actes cybercriminels restent relativement résignées et ont tendance à ne pas porter plainte car elles pensent qu’il y a peu de chances que leur démarche aboutisse. Elles indiquent ne pas s’attendre à ce que les escrocs responsables de leurs bévues soient traduits en justice. Cela d’autant plus que beaucoup de cybercriminels vivent à l’étranger, notamment dans les pays émergents. Par ailleurs, 54% de ces victimes ont admis qu’elles auraient dû faire preuve de plus de prudence avant de répondre à ce qui était une escroquerie. D’où le sentiment de culpabilité largement répandu. Il n’est donc pas étonnant que seuls 44% contactent la police, 48% leur banque et 34% leur fournisseur de messagerie en ligne.
Cybercriminalité : les méthodes et les foyers des arnaqueurs
La démocratisation de l’accès à l’informatique et plus exactement à Internet et la globalisation des réseaux vont de pair avec le développement de la cybercriminalité. Les apprentis pirates qui ont fait leurs premiers pas en Europe, aux États-Unis et en Australie à la fin des années 80, sont devenus au cours de ces deux dernières décennies, de vrais professionnels réalisant des attaques bien plus ciblées et sophistiquées. Et au fur et à mesure que leurs méthodes se modernisent, les foyers d’attaque se déplacent également pour se diriger vers le Sud, dans des régions comme l’Afrique, l’Amérique centrale et l’Inde où Internet se développe à une vitesse phénoménale. Malheureusement, dans ces pays émergents, le système judiciaire ne suit pas vite, laissant ainsi les cybercriminels officier en toute impunité.
Cybercriminalité : Une nouvelle race d’escrocs
L’économie parallèle n’est plus souterraine mais virtuelle. Les mafieux et autres bandits ont allègrement pris l’autoroute de l’information pour opérer. Ces cyber prédateurs disposent de stratagèmes assez particuliers et réussissent à faire des affaires en or chaque année. Mais qui sont-ils ?



























