Le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune, le légendaire astronaute Neil Armstrong, vient de mourir à l’âge de 82 ans. Chargé de commander la première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo 11, il s’était posé sur la Lune à bord du module Eagle en juillet 1969, assurant ainsi sa place dans l’Histoire en déclarant alors qu’il foulait le sol lunaire : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant de l’humanité ».
L’homme réputé pour sa modestie a donné l’envie à toute une génération de conquérir les étoiles, y compris sur le continent africain où la conquête spatiale n’est plus seulement un vieux rêve caressé de loin. Certes, l’Afrique est encore loin de rivaliser avec les puissances spatiales américaine ou européenne mais certains pays comme l’Afrique du Sud, le Nigéria, la Ghana ou l’Algérie ne sont pas en reste en termes de conquête spatiale. En effet, ces pays se sont lancés dans une course à l’espace avec une accélération du rythme des lancements de satellites au cours de la dernière décennie.
« Des perspectives alléchantes émergent pour l’espace en Afrique », soulignait Berndt Feuerbacher, directeur de Fédération internationale d’astronautique (FIA) lors de la conférence annuelle en octobre 2011 à Cape Town (Afrique du Sud). L’on note donc depuis quelques années, une certaine amplification des activités spatiales sur le continent africain, traduisant ainsi sa volonté de développement par la science et la technologie.
Ainsi, le 25 mai dernier les membres de l’organisation du SKA (Square Kilometer Array), le radiotélescope le plus puissant du monde, ont décidé d’en confier la fabrication à l’Afrique du Sud et l’Australie. Malgré sa déception de devoir travailler avec un autre pays sur ce projet de 2 milliards de dollars, le pays arc-en-ciel, notait cependant que cette décision était tout de même une avancée et un tournant majeur pour la science en Afrique.
« On pourrait être un peu déçus de ne pas avoir tout obtenu », a affirmé juste après l’annonce, Justin Jonas, l’un des responsables scientifiques du projet sud-africain, « mais je crois qu’il faut insister sur le fait que nous aurons la majorité des installations de l’un des plus grands instruments scientifiques du monde. C’est un tournant majeur pour l’Afrique, qui devient une destination pour la science et la technologie (...) donc je pense que cela envoie vraiment le signal d’une nouvelle ère pour l’Afrique, et je pense que nous devrions tous être fiers de ça ». Étant le plus puissant radiotélescope jamais construit dans le monde, le SKA sera capable de voir les parties inexplorées de l’espace, et ce faisant, remonter dans le temps jusqu’aux origines de l’univers.
Par ailleurs, d’autres initiatives clés comme la création d’un institut des sciences de l’espace de l’université panafricaine et une agence spatiale africaine sont à l’étude, toujours dans cette optique de conquête spatiale africaine. De telles réalisations aideraient, selon certains experts, à conforter la place de l’Afrique parmi les nations ayant la maîtrise de l’espace et à endiguer le départ des meilleurs chercheurs africains vers d’autres pays comme les États-Unis.


























