Serge Tchaha - Première puissance du continent noir, possédant une bourse classée parmi les 20 premières mondiales, prétendante à un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies, hôtesse de la prestigieuse Coupe du monde de football en 2010, récemment admise au sein des BRICS et partie prenante des IBAS, l’Afrique du Sud fait indiscutablement partie des Émergents qui comptent!
Se succédant sur scène, Madame Mohau Pheko, Haut Commissaire de l’Afrique du Sud à Ottawa, et Madame Tselane Mokuena, Consule Générale à Toronto, ont livré des plaidoyers aussi vibrants que convaincants, n’hésitant pas, au passage, à arracher quelques rires et sourires à l’assemblée. Elles ont clairement démontré à l’assistance que le marché sud-africain est the next stop tant il est riche d’occasions d’affaires et est éminemment propice au développement des affaires. En sus, Mme Pheko a expliqué pourquoi ce pays était une puissance capable.
Le ease of doing business en Afrique du Sud

Crédits image : Haut Commissariat de l’Afrique du Sud à Ottawa
L’Afrique du Sud (AFS), c’est clair, est de loin plus développée que ses pairs africains. Cependant, comme l’ensemble des pays du continent, il y est annoncé d’importantes promesses de prospérité et de nombreuses opportunités d’affaires. D’ailleurs, dans les documents distribués lors de ce déjeuner-conférence, il est rappelé que l’AFS a connu une croissance proche des 5% au cours des dernières années et son économie a compté 32 trimestres de croissance.
Selon le Haut commissariat, la nouvelle politique économique gouvernementale vise à créer 5 millions d’emplois en dix ans, principalement dans les secteurs de l’économie verte, de l’agriculture, des mines et du tourisme. Un accent sera également mis sur la construction d’infrastructures. À cet effet, les secteurs de l’énergie, du transport et des communications, notamment, seront privilégiés. Finalement, il sera aussi constitué un Fonds Africain de Développement pour la construction d’infrastructures sur le continent de MTN.
Chacun mesure le dynamisme économique attendu au pays des Springboks et de Nelson Mandela.
Outre ces possibilités, c’est aussi la facilité à y faire des affaires qui a été soulevée. Le Haut Commissariat a notamment souligné la qualité du système bancaire et financier qu’il considère comme de classe mondiale. Par ailleurs, cette prétention s’appuie aussi sur le classement de la Banque mondiale qui a attribué à l’AFS le 34ème rang mondial (Doing Business 2010). Position de loin avantageuse comparativement aux autres membres des BRICS. Point naturellement souligné par la délégation sud-africaine. Voici pour les positions respectives des autres pour 2010 : Chine (89), Russie (120), Brésil (129) et Inde (133).
L’AFS : une puissance capable
Cette comparaison avec les autres grands Émergents démontre que l’AFS entend se positionner parmi les acteurs globaux de ce monde. D’une certaine façon, le groupe de télécommunications sud-africain, MTN, en dit long sur cette ambition. Il faut rappeler que celui-ci excelle et même domine, à bien des égards, le marché africain de la téléphonie mobile. Alors qu’il fait face à des concurrents occidentaux comme Orange ou Bharti, provenant d’Inde. L’économie de demain sera en partie dominée par l’économie du savoir. L’AFS semble partager cet avis puisque ses universités, comme celle de Cape Town, mènent à bien d’importants projets scientifiques. Depuis plusieurs années et pour un certain nombre encore d’ailleurs, l’University of Cape Town travaille à la réalisation de l’Africa Square Kilometre Array. Il s’agit d’un projet qui aidera à progresser sur les champs de l’astronomie, de la physique et la cosmologie. Par ailleurs, il a aussi été signalé que le pays dirigé par Jacob Zuma travaillait aussi sur les nanotechnologies.
Dominique de Villepin, ancien premier ministre français, disait récemment qu’en diplomatie, les paroles sont des actes. En clamant que son pays était une CAPABLE POWER, la diplomate Pheko a sans doute fait plus que décrire son pays, elle a pris un pari sur l’avenir et invité les Canadiens à se joindre à la réalisation de ce stimulant défi.
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