Des frères des églises chrétiennes aux instituteurs de nouvelles technologies, les ressources canadiennes ont beaucoup contribué à l’éducation et l’instruction de générations d’Africains. De nombreux exemples sont là pour témoigner de leur importance.
Les années 50 marquent le véritable coup d’envoi des missions d’instruction en terre africaine. Dans la foulée des colonisateurs européens, surtout français et belges, les Canadiens français, comme on les appelait à l’époque, seront investis par les bonnes grâces du Vatican à venir contribuer à l’effort éducatif d’une jeunesse en pleine rupture idéologique.
Cette démarche sera suivie plus tard de l’implication du gouvernement canadien qui consacre, depuis, un budget au développement des filières de la formation et de l’apprentissage. La formation de cette main-d’œuvre qualifiée est d’autant plus importante et nécessaire qu’elle permet de passer plus rapidement à une maîtrise du développement.
L’enseignement et la mise sur pied de programmes spécifiques de formation professionnelle et technique sont très prisés et le bilinguisme du canada est un atout non-négligeable. Ce qui fait qu’au rayon des organismes, nous nous étions déjà fait l’écho de l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC) qui regroupe plus d’une centaine d’établissements, instituts de technologie et de formation professionnelle, cégeps et collèges universitaires.
L’importance de la formation professionnelle
Ce collectif a déjà piloté le Programme de partenariat des collèges canadiens qui visait à encourager les établissements canadiens à renforcer la capacité de établissements d’enseignement et de formation des pays en développement pour répondre à leurs priorités en matière de croissance durable. Ce projet, réalisé entre 2001 et 2007 avec le financement de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), avait permis de concrétiser plus de 120 projets touchant divers domaines.
Dans le même ordre d’idées, un nouveau programme dit Citoyens du monde a été mis en place et permettra d’organiser des activités éducatives en temps réel entre le Canada et des pays de la Caraïbe et d’Afrique. Les élèves et les enseignants impliqués auront l'occasion d'étudier la réduction de la pauvreté et d'autres sujets liés au développement, ce qui leur permettra d'avoir une idée des problèmes mondiaux et permettra d'accroître la participation des jeunes Canadiens au développement international.
Cette initiative étalée sur deux ans, est l’un des nouveaux éléments du programme modernisé de partenariats de l'ACDI, et est évaluée à 2,4 millions $.
Dans le même ordre d’idées, l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC) et ses 95 universités membres ont mené à terme plus de 2 000 projets de développement international au cours des 30 dernières années, dont une bonne partie en Afrique. À cet effet, l’accent a été mis sur l’amélioration des ressources humaines d’autres pays pour les aider à relever leur niveau de vie.
Ce sont en tout plus de 150 programmes de bourses d'études, de recherche et de stages qui sont menés au nom de gouvernements, de fondations, et d'entreprises du secteur privé.
Comme on le constate, le volet public est plutôt bien enveloppé même si plusieurs regrettent les années fastes de la coopération canadienne durant laquelle les finissants d’écoles professionnelles venaient compléter leur formation en Amérique du nord.
Sur le plan privé enfin, les entreprises canadiennes sont désormais en première ligne de l’instruction et de la formation. Ce qui est une plus-value pour les pays africains l’est aussi pour les groupes canadiens qui, en « formatant » en quelque sorte ces futurs ouvriers ou cadres, s’assurent également d’être un relais pour l’industrie canadienne. Ainsi naissent les marchés induits, dans la vague des réseaux éducatifs.
On retrouve donc régulièrement des ressources canadiennes dans les nouvelles technologies, le génie civil et industriel ou la gestion. Des secteurs clés pour le développement.


























