Voila plus d’un mois que le mouvement « Occupy Wall Street », communément appelé les « Indignés » de Wall Street, a commencé à New York et occupe presque toutes les pages de la presse mondiale. Ce mouvement qui s’est étendu à plus de cent villes américaines et plusieurs autres un peu partout dans le monde, a trouvé ainsi une caisse de résonance dans la frustration de tous ces gens face à la crise économique mondiale, conséquence, selon eux, de la « rapacité » et de l’impunité des milieux financiers, en particulier les banques.
Indignés de Wall Street
Les Indignés de Wall Street : jusqu’à quand?
Les Indignés de Wall Street : Pour un meilleur partage de la richesse
S’il est un sujet sur lequel on a des désaccords, c’est bel et bien la production mondiale de la richesse et sa répartition entre les États, le secteur privé et les citoyens. Loin des habituels clichés révolutionnaires, il n’est pas faux de penser que la concentration des biens produits chaque année dans le monde se retrouve entre les mains de quelques privilégiés.
Les Indignés de Wall Street : « la rapacité » des milieux financiers
Ils étaient des centaines de milliers de personnes à défiler aux quatre coins de la planète (952 villes de 82 pays) ce 15 octobre, pour dénoncer « la rapacité » des milieux financiers jugés responsables du chaos économique dans lequel est plongé le monde depuis la crise financière de 2008. En effet, dans la ligne de mire des « Indignés de Wall Street » se trouvent principalement les banques et les institutions financières accusées d’avoir fait des bénéfices et profits en milliards de dollars ou euros au moment même où la crise économique asphyxiait des millions de ménages de la classe moyenne partout dans le monde, avec les licenciements massifs des salariés et le chômage de plus en plus croissant, en particulier chez les jeunes. En Espagne, pays des pionniers de ce mouvement avec l’appel du 15 mai, 5 millions de salariés se sont ainsi brusquement retrouvés à la
porte de leurs entreprises, près de 50% de demandeurs d’emplois sont des jeunes et la dette publique est estimée au lendemain de la crise de 2008, à 132 milliards d’euros, soit un peu plus de 181 milliards de dollars. Et paradoxalement, au même moment en 2010, la principale banque du pays réalisait un bénéfice net de 11 milliards d’euros.
Les indignés de Wall Street : L’état du chômage et de l’emploi
Parmi les revendications des milliers d’indignés qui s’activent à travers le monde, le chômage rampant et les chétives perspectives d’emploi ne permettent pas d’espérer. De l’Europe aux Amériques, de l’Afrique à l’Asie, avoir une occupation décente est rare et le portrait du marché de l’emploi n’est pas de bon augure.
« Les Indignés de Wall Street » : pourquoi et comment?
Le mouvement « Occupy Wall Street » ou « Occupons Wall Street » en français, fête ce 17 octobre, au lendemain de la journée mondiale des « Indignés » qui a rassemblé des dizaines des milliers de personnes à travers le monde, son premier mois d’existence. En effet, des États-Unis à l’Europe, en passant par l’Amérique latine, une armée de manifestants surnommés les « indignés » est descendue dans les rues des plus grandes villes du monde (951 villes de 82 pays) ce 15 octobre, sous les slogans de « Peuples du monde, levez-vous » ou « Descends dans la rue, crée un nouveau monde ». Ces gens répondaient ainsi à l’appel lancé par ce mouvement américain largement inspiré du Printemps arabe de 2010/2011 et du mouvement des Indignés en Espagne (série de manifestations pacifiques spontanées menées dans le pays en mai 2011 et dénonçant en particulier la politique économique du gouvernement espagnol), qui affirme lutter contre la précarité liée à la crise économique et financière et le pouvoir du monde de la finance.





























