Pour réduire leur dépendance vis-à-vis du marché des États-Unis, bon nombre d’entreprises canadiennes se tournent de plus en plus vers d’autres marchés, notamment l’Afrique. Elles sont solidement soutenues dans cette démarche par plusieurs structures vouées à l’exportation, qui mettent à leur disposition des outils appropriés.
L’ Afrique offre un potentiel important et, souvent, inexploré aux exportateurs et aux investisseurs canadiens. Le continent est peuplé de plus de 900 millions d’habitants. Ses classes moyennes et supérieures constituent un marché considérable bien que négligé par les produits étrangers. Après l’Asie et le sous-continent indien, il est clair que l’Afrique est la dernière frontière du développement économique mondial. Tous les secteurs sont en expansion, qu’il s’agisse des ressources naturelles, des infrastructures, de l’énergie, des communications, des technologies d’information, de l’agroalimentaire, de la santé, de la science et j’en passe...
Alors qu’a fait et que fait le Canada pour aider les Canadiens qui souhaitent pénétrer l’environnement des affaires en Afrique? Un coffre d’outils très variés Au fil des dernières décennies, le Canada s’est bâti un formidable coffre d’outils, plus spécialisés et plus pointus dans certains cas, mais un coffre où celui qui veut bien prendre son temps, trouvera tout ce qu’il faut pour amorcer et faire fructifier ses affaires en Afrique. La porte d’entrée, c’est le gouvernement du Canada et ses ministères des affaires étrangères et du commerce international qui ont mis sur pied toute une gamme de services à la disposition des entreprises canadiennes intéressées par l’exportation, l’investissement international et le développement international.
Le service des délégués commerciaux canadiens (www.infoexport.gc.ca) fournit des renseignements sur des occasions commerciales spécifiques. Ses rapports sectoriels sur l’Afrique et les autres régions qu’il dessert, offrent une vue d’ensemble des règles en matière d’importation, des clients potentiels et des voies de distribution. Un autre outil performant s’appelle EDC pour Exportation et Développement Canada (www.edc-see.ca). C’est une société d’état, financièrement autonome, qui fonctionne selon des principes commerciaux. Elle offre des services de financement au commerce extérieur et de gestion de risques. Grâce à ses solutions en matière d’assurance et de crédit, EDC peut aider les exportateurs, particulièrement les petits, à soutenir la concurrence omniprésente sur les marches émergents comme l’Afrique. N’oublions pas la CCC ou la Corporation commerciale canadienne, qui est un organisme de vente à l’exportation.
Elle permet à des fournisseurs canadiens de participer à des appels d’offres, assume la responsabilité d’administrer les contrats et, si besoin est, fait les arrangements en matière d’expédition et d’inspection. Depuis plus de 60 ans, la CCC a aidé des milliers d’entreprises à vendre pour plus de 30 milliards de dollars de produits et services. Il y a aussi le programme de coopération industrielle de l’ACDI, connu sous le nom de ACDI-PCI (www.acdi-cida.gc.ca/pci). Le PCI est un programme à frais partagés qui offre un incitatif financier (en espèces). Il s’adresse aux entreprises canadiennes qui veulent démarrer une entreprise ou, encore, offrir de la formation dans des pays en développement ou en transition vers une économie de marché, comme il en existe plusieurs en Afrique.
Si vous êtes l’heureux propriétaire, actionnaire ou partenaire d’une petite ou moyenne entreprise, sachez que votre allié le plus sûr est un MEC...Sans farce, MEC, l’acronyme de Manufacturiers et Exportateurs du Canada (www.cme-mec.ca) est la plus importante association commerciale et industrielle du Canada. Plus de 85 % de ses membres sont des PME. Son réseau de membres compte pour 87 % de la production manufacturière totale canadienne et 90 % des exportations. Ses experts en commerce international aident les membres à joindre «les bonnes personnes» aux «bons endroits». Les MEC soutiennent qu’ils possèdent les contacts et la compétence pour faire croître les exportations de leurs membres. Ils s’occupent de tout: procédures à l’exportation, marketing international, financement, connaissances des politiques gouvernementales en matières commerciales, pratiques douanières, formation, etc. En Afrique, les MEC sont particulièrement actifs en Afrique du Sud où ils ont formé des partenariats avec de grandes chambres de commerce pour identifier les opportunités d’affaires.
Enfin, toutes les provinces viennent en aide, à leur façon, aux entreprises qui veulent emprunter les chemins de l’exportation. Au Québec, l’avant-scène est occupée par le MDEIE ou, si vous préférez, le ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation (www.mdeie.gouv.qc.ca). Son titre évoque sa mission de concertation et de mobilisation de ses partenaires publics et privés. Le ministère réalise des études et analyses de même qu’il offre des services-conseils dans ses champs d’expertise. Enfin, il organise ou accompagne des missions commerciales à l’étranger afin de soutenir les industriels qui souhaitent percer de nouveaux marchés.
Claude Gervais
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