Le tsunami médiatique et politique suscité par l’inculpation pour viol de Dominique Strauss-Kahn et sa démission à la tête du fonds Monétaire international (FMI), a eu d’importantes répercussions sur le déroulement de l’ordre économique mondial. Le départ inattendu et précipité de l’ancien directeur a déclenché ouvertement une lutte intrinsèque entre les payas émergents et l’Europe, qui se partage depuis 1946 selon un accord tacite avec les États-Unis, les deux institutions de Bretton-Woods (le FMI aux Européens et la Banque mondiale aux Américains).
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Nouveaux rapports de force au FMI : la fin du monopole européen?
L’aide du FMI : douloureuse mais nécessaire
Suite à la démission du directeur général du Fonds Monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn mis en cause dans une affaire de viol, s’est ouverte une bataille entre différents candidats pour lui succéder. L’heure pour beaucoup d’experts économiques de faire le bilan de cette institution de Bretton-Woods vieille de plus de soixante ans qui a abandonné, à partir des années 1970, son rôle de gendarme du système monétaire international pour celui de pompier, notamment dans les pays pauvres victimes d’un endettement excessif. Des pays qui font appel à elle en dernier recours, une fois que toutes les banques mondiales leur ont tourné le dos en refusant de leur accorder des prêts. Le FMI est donc le seul qui accepte de les aider même si c’est dans des conditions jugées trop draconiennes. En effet, on l’a souvent accusé d’avoir fait plus de mal que de bien avec ses fameux Plans d’Ajustement Structurel (PAS), véritables traitements de choc imposés à ces pays emprunteurs déjà très en difficulté financièrement.
Impopularité du FMI : des réformes imposées
Le Fonds Monétaire International (FMI) connaît actuellement avec l’affaire DSK (Dominique Strauss-Kahn, son ex-patron en procès à New-York suite à une accusation de viol) qui fait la Une des médias du monde entier, une véritable crise d’image. Mais, ce n’est pas la première fois que cette institution dite de Bretton-Woods se voit ainsi discréditée et critiquée. Le FMI subit depuis la fin des années 90, après les crises financières en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et en Russie, un concert de critiques venu d’un peu partout dans le monde, notamment des pays du Sud. Pour beaucoup, ces crises ont été salvatrices pour l’institution internationale, dont le rôle s’est redéployé à partir de cette période, vers une assistance aux pays en voie de développement. Certains spécialistes parlent même de « l’âge d’or de l’institution » car les montants des prêts accordés à ces pays se sont envolés.
La direction du FMI : une affaire européenne?
Le 19 mai dernier, le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Dominique Strauss-Kahn accusé de viol sur une jeune femme de ménage d’un hôtel de New York donnait sa démission. Ce départ pour le moins précipité a ouvert une lutte de succession entre les pays émergents et européens, qui couvait depuis quelque temps et qui révèle les enjeux économiques mondiaux et les luttes d’influence à l’œuvre pour le contrôle d’un des principaux organismes internationaux. Pour les pays émergents, c’est l’occasion rêvée pour remettre en cause le compromis tacite de Bretton-Woods décrété dès le milieu des années 40 entre l’Europe et les États-Unis, dans lequel ils se partageaient le pouvoir de deux plus importantes institutions financières internationales (les Européens dirigeraient le FMI pendant que les Américains présideraient aux destinées de la Banque Mondiale).
FMI : le gendarme des finances internationales
On n’a jamais autant parlé du FMI (Fonds Monétaire international) que durant ces dernières semaines avec ce qui est devenu l’affaire DSK (Dominique Strauss-Kahn accusé de viol sur une femme de ménage d’origine africaine dans un hôtel Sofitel à New York). À l’heure où l’institution cherche un remplaçant à son directeur qui a démissionné suite à ce scandale, il paraît intéressant et utile de revenir sur le contexte et les principes qui ont favorisé sa création ainsi que son rôle aujourd’hui.




























