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G20 : ce qu'il faut retenir du sommet

Annoncé difficile, le sommet du G20 qui vient de s'achever à Hambourg en Allemagne, a quelque peu tenu ses promesses concernant les deux enjeux majeurs de cette rencontre. Les dirigeants des principales économies de la planète ont ainsi réussi à entériner les divergences sur le climat avec le président américain Donald Trump et obtenir un compromis sur le commerce international.

À l'issue du sommet d'Hambourg, les États membres du G20 sont parvenus à un accord sur un communiqué final commun, même si ce dernier exprime quelques divergences entre les États-Unis et ses partenaires, à commencer par le climat. « Nous prenons note de la décision des États-Unis d'Amérique de se retirer de l'Accord de Paris », affirme ainsi le communiqué qui précise que, pour les autres pays du G20, cet accord liant depuis fin 2015 la quasi-totalité de la planète est « irréversible ».

La chancelière allemande, Angela Merkel, a mentionné que les discussions qui se sont clôturées samedi ont été par moments « difficiles », qualifiant de « regrettable » la position américaine quant à l'Accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique. Le président russe, Vladimir Poutine, a de son côté, assuré que son pays respecterait ses engagements en vertu de l'Accord de Paris. Le président français, Emmanuel Macron, a salué cet engagement réitéré, le qualifiant de « très important ». De même, il déclaré qu’il «espérait» encore «convaincre» son homologue américain de revenir sur sa décision, tout en annonçant son intention de réunir le 12 décembre à Paris, un nouveau sommet sur le climat, deux ans après la COP21.

Par ailleurs, le texte du communiqué final mentionne que les États-Unis vont aider d'autres pays dans le monde à avoir accès aux énergies fossiles et à les utiliser. Il y est précisé que ces énergies seront employées de manière « plus propre ». Concrètement, il s'agit surtout pour les États-Unis de vendre leur gaz de schiste, ce qui va à l'encontre de l'objectif de l'ONU d'atteindre une économie moins dépendante du carbone. Cette question a donc naturellement suscité de vifs débats. Plusieurs États redoutent un effet de contagion, notamment après la menace de la Turquie de ne pas ratifier l'Accord de Paris.

« Après la décision prise par les États-Unis, notre position va dans la direction d'une non-ratification par le Parlement », a déclaré à la presse le président turc Recep Tayyip Erdogan également présent à Hambourg. Il affirme que la France, au moment de la signature de l'Accord de Paris, a promis à la Turquie des compensations financières qui ne se sont pas encore concrétisées.

Quoi qu'il en soit, il semblerait que Donald Trump ait emporté une petite victoire sur cette question. Malgré son isolement, il a réussi, non sans difficulté, à faire intégrer une phrase validant sa volonté de faire cavalier seul et de développer un usage «plus propre» des énergies fossiles.

Enfin, sur l'autre point très attendu de ce sommet, le commerce international, ses membres sont également parvenu à un compromis entre libre-échange et régulation. Ils ont ainsi affirmé être d'accord pour « combattre le protectionnisme, y compris toutes les pratiques commerciales déloyales, et reconnaissent le rôle des instruments légitimes de défense du commerce à cet égard » tout en confirmant leur engagement à lutter contre le protectionnisme. Un point loin d’être acquis au départ, au vu de la ligne protectionniste affichée par Donald Trump dès sa campagne électorale.

Mais, pour certains spécialistes, le droit à l’usage d'«instruments légitimes de défense du commerce » reconnu aux pays, est trop évasif dans la mesure où il autorise toutes les interprétations, allant des mesures antidumping à la protection des industries nationales envisagée par les États-Unis pour la sidérurgie et l’aluminium.

Finalement, ce sommet, qui s'est déroulé plus d'un mois après ceux du G7 et de l'OTAN et qui s'annonçait comme l'un des plus conflictuels de ces dernières années, s'est plutôt bien passé, y compris la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Très attendu au vu du ton vindicatif du président américain la veille envers Moscou, ce premier face-à-face a été « formidable » selon ce dernier.



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