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L'ubérisation de l'économie : Uber, un modèle révolutionnaire pour le meilleur et pour le pire

L’ubérisation, c’est une organisation où le client est en relation directe avec son prestataire de service. C’est une organisation où le fournisseur de services (le chauffeur) est indépendant et trouve ses clients grâce à l’application digitale, en l'occurence Uber, start up devenue multinationale.

Si le groupe américain Uber a été le premier à utiliser ce système direct et très simple, il n’a pas été le seul. Il a en effet rapidement été imité, donnant ainsi naissance à de nombreux concurrents. Le système a donc été dupliqué dans l'immobilier avec Airbnb, dans le transport avec AmigoExpress et dans la majorité du secteur de e-commerce.

Il y a huit ans, Uber bouleversait le secteur des véhicules avec chauffeur. La plateforme de location de voiture en ligne avec chauffeur, aussi populaire que controversée, offre aujourd'hui ses services dans plus de 70 villes dans le monde. Au volant de leurs propres véhicules, les chauffeurs Uber sillonnent la ville, sans détenir de droit d'entrée dans l'industrie du taxi que les autres chauffeurs payent très cher, environ 200 000 dollars à Montréal au Québec.

Ainsi, cette application ultra moderne, téléchargeable sur un téléphone intelligent, permet à ses utilisateurs de commander leur course et de la payer en ligne avec une carte de crédit, d'obtenir le temps d'attente et de suivre le trajet de leur chauffeur grâce à la géolocalisation. Le prix de la course est fixe et bien sûr en-deçà des prix offerts par l'industrie traditionnelle.

C'est une nouvelle forme de consommation qui offre beaucoup de flexibilité tout en facilitant le quotidien de ses usagers et qui repose sur une logique d'instantanéité : demander et obtenir vite un taxi qui vous conduit à votre destination tandis que le chauffeur est aussi vite rémunéré.

Mais très vite, l'organisation Uber a montré ses limites entre la guerre ouverte avec l'industrie du taxi, les renvois et démissions en série ainsi que les scandales liés aux accusations de harcèlement ou de sexisme et discrimination et les soupçons de vols de technologie. Travis Kalanick, PDG et fondateur du groupe, et son bras droit Emil Michael, ont été accusé d'avoir personnellement encouragé des pratiques déplacées et brutales dans l'entreprise.

Par ailleurs, il semblerait que les comptes de la société ne soient pas au bon fixe. En effet, selon Atlantico.fr, le groupe, qui vaut 50 milliards $ en bourse, a fait 750 millions $ de pertes au dernier trimestre 2016, 1,2 milliards depuis le début de cette année et plus de 5 milliards depuis sa création en 2009.

Ainsi, la compagnie est obligé d’investir en permanence pour renforcer ses parts de marché, payer ses amendes fiscales qui pleuvent dans le monde entier et dédommager des chauffeurs qui s’estiment lésés par la politique agressive sur les prix. Mais, pour les investisseurs et la bourse, Uber demeure une entreprise qui a mis au point un vrai modèle avec un développement international et un potentiel considérable. Pour autant, beaucoup se demande combien de temps peuvent-ils encore accepter que la situation se dégrade ? Pas beacoup apparemment, puisque Travis Kalanick et Emil Michael, numéro deux de l'entreprise viennent de démissionner.

Après quatre années à seconder son PDG, le vice-président de Uber, a été le premier à être poussé vers la porte de sortie par le conseil d'administration pour son rôle dans l’affaire de sexisme rendu public en mars dernier. Accompagné de Travis Kalanick et plusieurs autres membres d’Uber, il avait passé une soirée dans un bar d’escorte de Séoul, la capitale sud-coréenne, en 2014, lors de laquelle ils avaient « sélectionné » des jeunes femmes identifiées par des numéros.

Quelques jours après son départ le 13 juin, Uber a annoncé celui de son chef, Travis Kalanick qui s’était déjà mis en retrait pour tenter d’éteindre les nombreuses polémiques et scandales visant le groupe. Mais le 21 juin, ce départ est passé de provisoire à définitif sous la pression de gros investisseurs. "J'aime Uber plus que tout au monde et, dans cette période difficile de ma vie personnelle, j'ai accepté la demande des investisseurs de me retirer pour qu'Uber recommence à se développer plutôt que d'être parasité", a ainsi déclaré Travis Kalanick dans un communiqué.



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