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Bilan 2016 – L’année de toutes les surprises

De la crise du virus Zika en plein Jeux olympiques de Rio à l’élection de Donald Trump, en passant par le surprenant vote du Brexit anglais, l’année 2016 a réservé de nombreuses et monumentales surprises à la population planétaire. Coup d’œil sur une année riche en moments qui ont fait écarquiller bien des yeux, et trop souvent pour de mauvaises raisons...

Tellement qu’on se demande même par où commencer ! Surtout que de qualifier de «bonne» ou «mauvaise» une situation particulière, un choix populaire ou un moment historique dépend souvent de notre position, de la perspective que l’on a. Chaque élément fait des heureux et des malheureux, et il n’y a que l’épreuve du temps qui révélera éventuellement la tangente prise par les événements dans la durée.

Le début 2016 a tout d’abord été marqué au fer rouge par la déferlante de réfugiés syriens. Si le Canada en a accueilli quelque 30 000 en quelques mois, l’Allemagne et sa chancelière Angela Merkel ont frappé l’imaginaire en ouvrant leurs portes à plus d’un million de personnes fuyant la guerre en Syrie. C’était toutefois avant que l’Europe ne ferme ses frontières, les montées nationalistes dans plusieurs pays faisant leur œuvre. La Suède a annoncé en janvier qu’elle retournerait 80 000 réfugiés qui ne remplissaient pas les conditions posées alors que Merkel elle-même a senti le besoin de dire qu’une fois la guerre terminée, beaucoup d’entre eux seraient à leur tour invités à quitter.

Le printemps a ensuite vu les projecteurs se tourner vers le Brésil qui se préparait à recevoir la planète sportive à l’occasion des Jeux de Rio. Mais alors qu’on devait se réjouir, c’est plutôt la crise politique et le virus Zika qui ont fait le plus jaser. Une crise qui a finalement conduit à la destitution de la présidente Dilma Roussef en juillet et un virus qui, s’il a fait plusieurs victimes à l’échelle planétaire, n’a pas provoqué l’épidémie anticipée à l’aube des Jeux.

Division(s)

Les mois qui ont suivi l’ont été sous le signe incontestable de la «division», d’abord personnifiée par le Brexit, le vote anglais pour quitter l’Union européenne remporté avec 51,9% des voix à la stupeur générale. S’enclenche alors un long processus qui doit débuter par l’évocation par les Anglais de l’article 50 du Traité de Lisbonne, première étape donnant alors deux ans aux autorités pour s’entendre sur les modalités de la séparation. Poussé à la démission suite au résultat, le premier ministre David Cameron a laissé sa place à Theresa May qui prévoit entamer ces démarches en mars 2017.

Le mois de juillet a ensuite vu l’attention mondiale se tourner vers la Turquie où un coup d’État militaire visant l’éviction du président Erdogan du pouvoir a avorté. La répression qui a suivi fut virulente, avec notamment des milliers d’arrestations de juges, officiers publics, personnels militaires et enseignants accusés d’avoir pris le parti de l’islamiste Fethullah Gulen réfugié aux États-Unis et accusé de tous les maux par le pouvoir turc.

Le reste de l’année 2016 a été rythmé par l’Amérique et son élection présidentielle, une Amérique plus que jamais divisée. D’abord par les deux candidats les plus honnis de l’histoire, le Républicain Donald Trump et la Démocrate Hillary Clinton, mais également par les tensions raciales entre policiers blancs et populations noires. Un enjeu qui demeurera à coup sûr dans l’actualité de l’année à venir.

La division a également marqué l’automne avec le rejet par la population colombienne de l’accord de paix avec la guérilla des FARC sensé mettre un terme à plus de 50 ans de guerre civile. Bien qu’il remporte la Nobel de la Paix pour ses efforts, le président Juan Manuel dos Santos doit retourner négocier une nouvelle entente. Comme dans le cas du Brexit anglais, les sondages n’ont rien vu venir, une situation appelée à se répéter quelques mois plus tard à l’occasion de la présidentielle américaine.

Une élection médiatisée comme jamais, une campagne remplie de haine où tous les coups furent permis et un résultat qui a surpris tout le monde sauf le nouveau président américain élu, Donald J. Trump. Après huit années de présidence Obama où le premier président noir américain s’est évertué à vendre l’espoir, l’Amérique s’est réveillée le 9 novembre avec un milliardaire à sa tête, un homme qui a promis de lui «redonner sa grandeur» à coups d’expulsions massives d’immigrants illégaux, de construction d’un mur à la frontière mexicaine et déchirement des grandes ententes commerciales internationales. Personne ne peut prédire ce que fera vraiment Trump à la tête des États-Unis, mais la rupture s’annonce totale avec son prédécesseur. Nommé sans conteste personnalité de l’année à l’échelle du monde, Donald Trump laissera assurément son empreinte sur l’année à venir et il sera observé de près.

Déconfitures africaines

Côté africain, l’année a été difficile pour la plupart des géants du continent, Afrique du Sud et Nigeria en tête. Au pays de Mandela, le président Jacob Zuma a vécu une année 2016 horrible : constitution violée, remboursement exigé de 480 000 euros, débâcle électorale pour son parti l’ANC, leadership contesté et accusations d’être sous l’influence de riches hommes d’affaires indiens (les frères Gupta), beaucoup se demandent même si Zuma survivra politiquement jusqu’à la fin de son mandat en 2019.

Si l’économie sud-africaine à pâti en 2016, le Nigeria n’a lui non plus pas été épargné. Plus d’urgence, déficit budgétaire sans précédent et perpétuelle lute contre Boko Haram, le règne du président Buharti qui se voulait sous le signe de la transparence est déjà grandement mis à mal. Un dossier qui sera intéressant de suivre encore en 2017.

Si on ne peut faire le tour de la planète en à peine 1000 mots, nous venons néanmoins de voir les principaux faits d’armes de 2016. Une année que l’équipe d’Afrique Expansion continuera d’observer au cours des prochains jours en vous proposant des textes bilan puisés au sein de différents organes de presse afin de vous donner une vue d’ensemble de l’année qui s’achève et un aperçu de celle qui se profile. Un dossier à lire ces prochaines semaines dans les pages Web de votre pont économique entre l’Amérique et le continent africain.



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