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Gabon : Renouveler un réseau routier décadent

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Gabon infrastructuresLes transports routiers gabonais ont longtemps bénéficié de l’appui des autorités et représentaient un des principaux postes de dépense de l’État. La mise en place d’un premier Fonds d’entretien routier (FER) de plusieurs milliards de francs CFA n’aura pas permis de résorber les problèmes au cours de la dernière décennie. Un Fonds dit de deuxième génération a suivi l’année dernière pour doter réellement le pays d’un réseau routier performant.

Le réseau routier gabonais est long de 7 600 km, dont près de 900 km de routes revêtues. Près de 4 000 km de routes en latérite et plus de 2 700 km à l’état de pistes en terre, composent le reste des voies». On y compte formellement :

  • 3 015 km de routes nationales;
  • 1 528 km de routes provinciales;
  • 834 km de routes départementales;
  • 571 km de routes non classées;
  • 900 km environ de pistes saisonnières.

Il y a également deux axes routiers majeurs : celui du Nord-Sud, soit 870 km avec prolongement au nord vers le Cameroun et au sud vers le Congo et celui Est-Ouest, 774 km permettant la liaison, à l’est, avec le Congo.

Afin de respecter les objectifs de la construction et d’entretien des infrastructures routières, ce réseau est privatisé à 70 %. «Les infrastructures ont constitué, pour la période de 1994-1997, l’un des postes les plus importants des dépenses d’investissement de l’État», déclare Richard Damas, ancien coordinateur du Programme d’aménagement routier.

Les dépenses d’investissement pour ce secteur sont passées de 39,8 milliards de FCFA en 1994, à 65,4 milliards en 1997. Les derniers grands travaux de voirie de Libreville remontent à 1997, pour la tenue de la Conférence des chefs d’État de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). «À cause des difficultés financières dues à la mise sous sanctions par les bailleurs de fonds en 1998, les travaux routiers ont été suspendus», explique le député de l’opposition Zacharie Myboto. Depuis, les routes se sont sérieusement délabrées tant dans la capitale Libreville que sur les routes nationales et secondaires.

Des causes multiples

Plusieurs raisons expliquent cette situation peu reluisante du réseau routier gabonais. Sur le plan géographique, le pays doit faire face à d’importants obstacles naturels tels que les forêts denses, les cours d’eau, les régions montagneuses, etc. Ce qui fait du kilomètre de route gabonais l’un des plus chers au monde. Ensuite, le parc automobile s’est considérablement agrandit et il y a eu un manque flagrant d’entretien des infrastructures existantes. Enfin, le mauvais usage des fonds destinés à la construction et à la réfection des routes a conduit tardivement les dirigeants du pays à rechercher les causes de l’absence d’infrastructures routières fiables. À cet effet, un article publié en 1999 par le quotidien sud-africain Business Day sur les activités des entreprises françaises au Gabon, soulignait que l’exécution des grands travaux laissait à désirer en matière de construction des routes.

L’aménagement et l’entretien des voies urbaines, à l’exception des voies nationales traversant les villes, sont de la compétence des municipalités qui, faute de moyens financiers, ont tendance à transférer cette charge à l’État. «Au cours des 5 dernières années, l’État a pourtant consenti d’énormes efforts pour aménager les routes de 33 villes du pays, alors que jusqu’à présent, seules les capitales provinciales en avaient bénéficié», soutenait l’ancien Premier ministre Jean-François Ntoutoume Emane.

Une relance à petits pas

Le programme d’aménagement du réseau routier a été lancé à la fin de l’année 1993. On a bitumé un total de 465 km en 7 ans mais le plus important reste à faire. Un ambitieux Projet d’ajustement et de planification des secteurs urbains et transports (PAPSUT) a été mis en place par la Banque mondiale en 1998. Au cours de l’an 2000, les besoins du secteur s’évaluaient à 19,5 milliards de FCFA, mais le gouvernement n’avait pu débloquer que 8 milliards de FCFA. «La Commission nationale des appels d’offres ainsi que les bailleurs de fonds ont réalisé que le coût du kilomètre de route est très élevé au Gabon et que les travaux en zones urbaines coûtent plus cher qu’en zone rurale», souligne Benoît Moussavou, ingénieur des travaux publics.

Un important défi, à travers la construction des routes, doit être relevé pour que le Gabon puisse assurer son autonomie alimentaire et brasser ses populations pour une meilleure cohérence de son plan de développement. Depuis les années d’indépendance, la route a  constitué une question préoccupante qui n’a pas encore trouvé de solution. En attendant, la Banque africaine de développement et le Gabon ont récemment signé une convention d’accord de prêt d’un montant de 175 milliards de FCFA pour le programme routier du Gabon. Le programme consiste en la réalisation d’une part, des travaux sur trois routes du sud et du sud-est du Gabon, et d’autre part des études de faisabilité qui représentent la deuxième phase d’un projet qui permettra au pays de se doter d’un réseau routier bitumé à 30 % en 2012, contre 11 % en 2006 et de disposer d’axes routiers inter-États répondant aux normes d’aménagement définies par la charte CEMAC, notamment en direction du Congo et du Cameroun.

Antoine Nkolo

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