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Hydro-électricité: Passeport pour la croissance en Afrique

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Barrage hyroélectricité AfriqueLes pays les plus pauvres utilisent vingt-cinq fois moins d’énergie que les plus pays riches et moins de 7 % du potentiel hydroélectrique du continent africain est actuellement exploité. Or, l’énorme potentiel dont il dispose peut être domestiqué au bénéfice de la croissance de plusieurs secteurs.

Le développement du continent passe par la maîtrise et une gestion rationnelle de ses principales ressources naturelles. Il s’agit notamment du pétrole, du fer, de la bauxite, de l’or, du manganèse, du cobalt et de l’eau. Pour le cas spécifique de l’eau qui permet, grâce à certaines technologies, de produire de l’énergie, sa maîtrise constitue une préoccupation majeure pour les nombreux dirigeants du continent. D’où l’importance accordée, ici et là, à la construction des barrages hydroélectriques. Le rôle clé qu’ils jouent dans le développement socio-économique de l’Afrique n’est plus à démontrer. À titre d’illustration, à ce jour, l’Afrique compte 1272 grands barrages dont plus de 80 % ont une fonction unique -66 % servent à l’irrigation, 25 % à l’approvisionnement en eau. Les pays disposant du plus grand nombre de barrages sont : l’Afrique du Sud (539), le Zimbabwe (213) et l’Algérie (107).

Le fait que de nombreux pays africains aient opté pour le développement de l’énergie hydro électrique n’est pas fortuit. L’énergie nucléaire est hors de portée pour la plupart des pays en développement. À moyen terme, seuls deux pays africains, à savoir la République Sud africaine et l’Égypte, peuvent envisager y recourir. Quant à l’énergie thermique, elle est certes une possibilité pour de nombreux pays africains, mais pas à court terme, sauf dans les pays qui produisent le pétrole et notamment ceux disposant d’un excédent de gaz. Dès lors, le développement de l’hydroélectricité apparaît incontournable pour le développement durable de l’Afrique. En effet, cette source d’énergie, moins chère et moins polluante, est un facteur clé pour accélérer la croissance socioéconomique du continent.

Avec sept grands fleuves: le Nil, le Niger, le Congo, le Sénégal, l’Orange, le Limpopo et le

Zambèze, l’Afrique recèle de 10 % du potentiel hydro-électrique mondial avec, malheureusement,

de très faibles niveaux de consommation de l’énergie par habitant. Mais pour que l’Afrique bénéficie effectivement de ce potentiel, il lui faut disposer de financements. Cela permettrait, de

l’avis de nombreux experts, de faire face à un large éventail de préoccupations d’ordre

économique et social.

Certes, les États africains déploient individuellement des efforts pour se doter de l’énergie hydro électrique, cependant, ils n’hésitent pas à se donner la main dans le cadre de l’intégration sous-régionale. C’est ainsi que le barrage hydro-électrique d’Inga, dans la province du Bas Congo, en République démocratique du Congo, est au centre des enjeux économiques pour l’intégration industrielle de l’Afrique, comme prévu dans la mise en œuvre des projets intégrateurs d’énergie électrique du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Lors d’une récente rencontre à Kinshasa (R D Congo), les responsables de douze sociétés africaines d’électricité ont décidé de faire du barrage d’Inga, un pool énergétique majeur d’intégration en Afrique. Il s’agit de : ENRCA de la République centrafricaine, SEEG du Gabon, EDEL d’Angola, SNEL de la République démocratique du Congo, ESKOM de la République Sud africaine, ECG du Ghana, LEC du Lesotho, AESSONEL du Cameroun, NEPA du Nigeria, CEB du Bénin-Togo, SNE du Congo Brazzaville, ZESCO de la Zambie et SOGEPE de la Côte d’Ivoire.

Le fait que douze compagnies africaines d’électricité décident, à partir du barrage d’Inga, de mettre sur pied un pool énergétique majeur d’intégration économique en Afrique ne relève pas du hasard. Le potentiel énergétique congolais susceptible d’alimenter toute l’Afrique avec son potentiel hydro-électrique de 1000 térawatts/h, est le plus important du continent.   Tout aussi concerné, le Cameroun, avec ses 294 térawatts/h, déploie ces dernières années, de nombreux efforts pour se doter de nouveaux barrages hydroélectriques, notamment à Memve’ele dans le sud du pays, Nachtigal dans le centre, et Lom-Pangar dans la région de l’Est. Des projets qui suscitent déjà l’intérêt des pays voisins, Nigeria, Tchad, RCA, Guinée Equatoriale et Gabon qui comptent ainsi renforcer leur production énergétique en se connectant au réseau camerounais.

Badjang ba Nkeng



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