Le Maroc craint une "somalisation du Mali"
Sans évoquer une éventuelle intervention militaire, il a souligné cependant que "l'épuisement de l'ensemble des moyens diplomatiques conduira la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, ndlr) et le Conseil de sécurité à envisager d'autres alternatives".
Il a estimé que la mise en oeuvre de la résolution de l'ONU qui appelle à une solution politique à la crise malienne est "confrontée à plusieurs difficultés".
"Le Maroc continuera à soutenir les efforts de la CEDEAO visant à trouver une issue pacifique (...) respectueuse de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Mali frère", a ajouté M. El Amrani.
"Il y a aujourd'hui urgence d'agir et d'éviter que la région ne devienne un sanctuaire sécurisé pour les terroristes et le refuge des filières du crime organisé", a-t-il poursuivi.
La France s'est dit prête à soutenir une intervention armée de forces africaines au Mali mais sans en prendre l'initiative.
La CEDEAO se dit prête à déployer au Mali une force de 3.000 hommes pour aider à la reconquête du Nord, contrôlé par des mouvements islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), mais attend un mandat du Conseil de sécurité et une aide extérieure, logistique et technique.


























