Guinée-Bissau: le gouvernement dément l'ONU sur la hausse du trafic de drogue
"Nous avons mis ensemble dans un même élan les forces de police, l'armée et d'autres institutions comme la douane pour lutter efficacement contre le trafic de drogue dans notre pays", a ajouté le ministre.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé lundi dans un communiqué réfléchir à l'organisation d'un sommet consacré à la Guinée-Bissau après avoir constaté que le trafic de drogue s'y était intensifié depuis le coup d'état du 12 avril.
Le sommet rassemblerait l'ONU, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) ainsi que d'autres pays, afin d'aboutir à une "stratégie intégrée et à une feuille de route avec des actions à court et long terme pour le rétablissement de l'Etat de droit", selon l'ONU.
Un président de transition, Manuel Sérifo Nhamadjo, ex-chef du parlement, et un Premier ministre, Rui Duarte Barros, ont été nommés en mai pour diriger la transition en Guinée-Bissau, sous la médiation de la Cédéao, après le putsch du 12 avril.
Ce putsch a été mené par des militaires entre les deux tours d'une élection présidentielle dans ce pays à l'instabilité chronique et considéré depuis 2005 comme une plaque tournante du trafic de cocaïne d'Amérique latine vers l'Europe.
Selon certains témoignages, des officiers de haut rang seraient impliqués dans ce trafic.
La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise indépendante en 1974, est confrontée à une instabilité politique et militaire chronique dans laquelle l'armée joue un rôle prépondérant.


























