PEKIN, 28 juin 2012 (AFP) - La Chine a défendu jeudi ses quotas d'exportation de terres rares, après que l'Union européenne et les Etats-Unis ont annoncé avoir demandé avec le Japon à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de constituer un "groupe spécial" sur leur différend avec Pékin.
"Les restrictions chinoises à l'exportation de terres rares sont motivées par le souci de protéger l'environnement et la santé de la population, pas à protéger l'industrie nationale", a assuré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"En prenant en compte les ressources en terres rares, l'offre sur le marché, la demande et la consommation, nous continuerons d'exercer un contrôle sur l'extraction, la production et l'exportation des terres rares", a ajouté Hong Lei lors d'un point de presse régulier.
L'UE a demandé mercredi la création d'un groupe spécial de règlement des différends auprès de l'OMC sur "les restrictions à l'exportation de terres rares, de tungstène et de molybdène imposées par la Chine".
Les Etats-Unis, l'Union européenne et le Japon s'étaient associés en mars pour déposer une plainte devant l'OMC contre la Chine alors que Pékin impose de nouvelles restrictions aux exportations de ces éléments chimiques qui sont une matière première indispensable pour nombre d'industries des techniques de pointe.
La Chine est aujourd'hui en situation de quasi-monopole avec 35% des réserves accessibles et 97% du marché des terres rares, comme le cérium ou le lithium, qui interviennent dans la fabrication d'une immense gamme de produits: éoliennes, téléphones portables, éléments de missiles, panneaux solaires.
Pékin se défend régulièrement des attaques sur ses pratiques et avait encore assuré la semaine dernière être en conformité avec les usages commerciaux internationaux.
La Chine a fixé des quotas d'exportation de 30.200 tonnes pour 2012, autant qu'en 2011. Mais l'an dernier, ses exportations de terres rares n'ont atteint que 18.600 tonnes.
La constitution d'un "groupe spécial" survient en cas d'échec de solution amiable. Il doit rendre son rapport dans un délai de six mois. Ce délai peut être prolongé à neuf mois et un accord à l'amiable est encore possible pendant ses travaux.


























