RIO DE JANEIRO, 20 juin 2012 (AFP) - Plusieurs banques multilatérales de développement, dont la Banque mondiale, se sont engagées mercredi à consacrer plus de 175 milliards de dollars (138 milliards d'euros) sur dix ans au développement de moyens de transport "durables" dans les pays en développement.
Cette annonce a été faite mercredi à Rio+20, la conférence sur le développement durable qui se tient à Rio de Janeiro.
Les banques concernées sont les banques de développement d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, la banque européenne pour la reconstruction et le développement, la banque européenne d'investissement, la banque inter-américaine de développement, la banque islamique de développement et la Banque mondiale.
"C'est une nouvelle donne pour le transport durable, cela permettra que des millions de gens aient de l'air moins pollué, des routes moins encombrées et des moyens de transport plus sûrs", a déclaré Holger Dalkmann, directeur de EMBARQ, un organisme spécialisé dans le transport non polluant à l'Institut mondial des ressources (WRI).
"Il y a dix ans, on ne parlait même pas de transport, maintenant c'est un résultat important de cette conférence", a-t-il souligné.
La population mondiale, qui compte actuellement plus de 7 milliards de personnes, vit pour la moitié dans les villes, et le nombre des véhicules devrait être multiplié par 2,5 d'ici à 2030. Le secteur du transport représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre.
Le plus souvent, les investissements dans le transport "se font dans les autoroutes", a relevé M. Dalkmann, qui a considéré qu'il faut surtout créer des espaces publics, "fournir des infrastructures plus sûres pour les piétons et les cyclistes, construire des transports en commun high-tech et peu coûteux".


























