MONTREAL, 20 avr 2012 (AFP) - La progression des prix à la consommation est tombée à 1,9% entre mars 2011 et mars 2012, après s'être inscrite à 2,6% en février, a annoncé vendredi l'institut national de la statistique.
Ce chiffre, inférieur aux prévisions des analystes qui s'attendaient à 2,1%, est dû surtout à la hausse plus faible d'une année à l'autre des prix des aliments et de l'énergie.
Les prix des aliments ont progressé de 2,2% au cours de la période de 12 mois se terminant en mars, alors qu'ils avaient augmenté de 4,1% en février. Cette hausse moins marquée découle de la baisse d'un mois à l'autre des prix des aliments observée en mars 2012, alors qu'ils étaient à la hausse il y a un an.
Le coût de l'énergie a progressé de 5,1% au cours de la même période de 12 mois, après s'être accru de 7,2% en février. La hausse d'une année à l'autre des prix de l'essence a fléchi pour s'établir à 6,6% en mars, après 8,9% en février. Le même phénomène touche les prix de l'électricité, augmentés de 5,3% seulement, après une hausse de 8,7% le mois précédent.
L'augmentation des prix d'une année à l'autre a été moins prononcée en mars qu'en février pour six des huit composantes principales, les deux exceptions touchant les loisirs et la formation ainsi que les boissons alcoolisées et le tabac.
L'Indice de référence de la Banque du Canada qui ne tient pas compte des huit composantes les plus volatiles de l'IPC, a augmenté de 1,9% au cours de la période de 12 mois se terminant en mars, conformément aux prévisions des analystes, après avoir progressé de 2,3% en février.
D'une année à l'autre, des hausses plus faibles des prix de l'électricité et une diminution des prix des vêtements pour femmes ont été observées en mars.
Cet indice de référence sert à orienter la politique monétaire de la banque centrale, qui vise une cible fixée à 2%.
Mardi dernier, la banque centrale a maintenu à 1% son taux directeur qui reste inchangé depuis septembre 2010, tout en avertissant qu'elle devrait peut-être le relever "à moyen terme" en raison de l'amélioration de l'économie et des perspectives d'inflation sous-jacente "plus élevée".


























