G20 : sommet du désaccord?

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G20Les leaders mondiaux sont attendus à Toronto la semaine prochaine (26-27 juin) pour le sommet du G20. Celui-ci promet d’être agité car d’une certaine manière, les participants ont d’ores et déjà entamé les débats avant que le sommet ne commence. Certains d’entre eux ont déjà manifesté des désaccords sur un certain nombre de sujets comme la fameuse taxe bancaire et la question du taux de change du yuan (monnaie chinoise) qui oppose principalement la Chine et les États-Unis.

En effet, le refus persistant de Pékin de réévaluer sa monnaie crée des tensions entre les deux pays. Les Américains soutenus par les Européens espèrent secrètement que ce sommet leur permettra de convaincre leurs homologues chinois de réviser leur monnaie à la hausse dans le cadre d’une politique de sortie de crise. Mais la Chine a déjà répété à quelques jours du sommet, que ce sujet ne concernait qu'elle-même et ne devait pas figurer au menu des discussions du prochain sommet du G20. « Le renminbi (monnaie du peuple, autre nom du yuan) est la monnaie de la Chine. Ceci n'est pas un sujet que la communauté internationale doit discuter », a affirmé Cui Tiankai, vice-ministre des Affaires étrangères, cité par l’Afp et Zhang Tao, le directeur du département international de la Banque centrale de renchérir en soulignant que la Chine décidait de sa politique de taux de change au vu des conditions internationales mais aussi intérieures.

La taxe bancaire internationale est l’autre sujet polémique qui devrait être débattu durant ce sommet tant attendu. Mais là encore, les points de vue divergent sur sa mise en place. Le débat sur ce projet de taxe bancaire a été amorcé par Barack Obama en janvier 2010. Soutenue par plusieurs grands pays européens, cette initiative a pour but de taxer les banques afin d’empêcher de nouveaux abus ou excès des institutions financières et créer un fonds de réserve pour éviter de puiser dans les fonds publics en cas de nouvelles crises financières. Mais, les pays comme l’Inde, le Brésil, l’Australie et le Canada s’y sont très vite opposés, estimant qu’il s’agit d’une mesure punitive envers leurs banques, qui ne sont pas concernées car ayant fait leurs devoirs. Ainsi, le premier ministre canadien, Stephen Harper a effectué une tournée européenne à la recherche d’appuis auprès de la France et de la Grande-Bretagne, en particulier, sans succès.

Après la réunion à Busan en Corée du Sud, on se demande si ce type de sujets qui ne fait pas l’unanimité, sera réellement abordé car on a vu que les ministres et dirigeants de banques centrales sont restés muets sur la possibilité d’introduire cette taxe. On craint ainsi que ce débat soit écarté de la table de discussion au profit des sujets qui ne dérangent pas et qui n’auront aucune conséquence sur la réforme du système financier.




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