Avec 42,5% de la population mondiale en 2010, le club des cinq pays émergents ne pèse pas seulement en termes de population sur la marche des affaires mondiales. C’est également un puissant groupe d’intérêts qui se met en place pour tenter de redéfinir les règles internationales du jeu politique et du commerce. La Banque d’investissement Goldman Sachs l’avait déjà pressenti en nommant le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine dans une étude qui cherchait à montrer que l’économie de ces quatre pays allait se développer si rapidement qu’elle dépassera plusieurs puissances économiques mondiales actuelles.
Commerce international
Commerce International : L’impact des BRICS
Commerce international : le poids insignifiant de l’Afrique

Beaucoup de pays africains, malgré leur appartenance à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) censée les aider à accélérer leur développement économique avec sa politique de libéralisation toujours plus grande du commerce international, se sentent mis au ban du marché occidental qui ferme la porte à leurs produits. Ainsi, nombreux sont les experts qui soutiennent que l’Afrique n’a pas profité autant qu’elle aurait pu de la mondialisation et du développement du potentiel de la libéralisation des échanges. En effet, malgré une légère augmentation des exportations africaines durant la décennie 1990 – 2000, passant de 126 milliards de dollars à 159 milliards de dollars, la part de l’Afrique dans le commerce mondial a chuté de 2,9 % à 2 % avant de remonter à 2,3 % entre 2000 et 2006. Ce qui représente tout de même une part très insignifiante dans la balance commerciale mondiale, d’autant plus que les progrès observés sont essentiellement dû à l’explosion des prix du pétrole et des produits non manufacturés.
Commerce international : Le règne des multinationales
Avant d’occuper la place prépondérante qu’elles ont dans le commerce international, les multinationales ont dû passer par plusieurs étapes. La longue marche de ces « poids lourds » fut une succession de stratégies ayant débuté au 19e siècle avec les options d’approvisionnement. Il s’agissait alors de multiplier les investissements afin d’acquérir les produits primaires et les ressources naturelles pour les maisons-mères. Suivront au cours du 20e siècle, les options d’exportation avec l’implantation de filiales, de rationalisation de la production et de délocalisation pour profiter de la réduction des coûts de production à l’étranger.
OMC : un monde sans frontières commerciales
Comme beaucoup d’instances internationales, l’organisation mondiale du commerce (OMC) originellement appelée Gatt (General Agreement on Tariffs and trade) est née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1947. Sa création s’est donc inscrite dans un mouvement général qui a conduit, à cette époque précise de l’histoire, à l’instauration d’institutions internationales dont l’objectif principal était d’assurer un fonctionnement harmonieux de l’économie mondiale en régulant entre autres, les échanges commerciaux entre les différentes nations. On retrouve ainsi au cœur de cette organisation du Gatt devenue OMC en 1995, l’Uruguay Round (le cycle de l’Uruguay) qui a abouti après une dizaine d’années de négociations (1986-1994) aux accords de Marrakech signés en avril 1994 par une grande partie des puissances commerciales mondiales. Des accords qui déterminaient le mode de fonctionnement de cette instance de négociation.




























