Au lendemain d'une journée noire, les Bourses mondiales ont nettement rebondi mercredi, stimulées par une chasse aux bonnes affaires et des prévisions de croissance optimistes de l'OCDE, alors que l'euro restait sous pression.
Après avoir sévèrement plongé mardi, les Bourses européennes ont repris des couleurs mercredi, les investisseurs profitant de la baisse des cours pour se lancer dans l'acquisition de titres.
La Bourse de Paris a fini en hausse de 2,32%, celle de Milan a gagné 2,15%, Francfort 1,55%, Londres 1,97% et Madrid 0,42%.
Les investisseurs ont aussi été rassurés par la publication d'un indicateur américain meilleur que prévu: les commandes durables aux Etats-Unis en avril ont grimpé de 2,9% par rapport à mars, alors que les analystes prévoyaient une croissance de 1,5%.
A New York, la Bourse évoluait en hausse à la mi-séance, encouragée par les prévisions de croissance plus optimistes de l'OCDE pour les pays développés: le Dow Jones gagnait 0,64% et le Nasdaq 1,21% vers 16H00 GMT.
Les deux Bourses russes ont effacé leurs pertes de mardi, terminant sur un gain de plus de 5%.
"Remords semble être le mot du jour ce mercredi, les courtiers se demandant sans doute si les ventes massives récentes n'étaient pas un peu exagérées", a commenté à Londres Ben Potter, analyste chez IG Markets.
En Asie, au terme d'une journée en demi-teinte et après cinq jours consécutifs de baisse, la Bourse de Tokyo est parvenue à gagner 0,66%. Hong Kong a progressé de 1,11% tandis que Shanghai terminait quasi inchangée à +0,12%.
Les Bourses ont accéléré leurs gains après la publication du dernier rapport de l'OCDE qui a revu mercredi à la hausse ses prévisions de croissance dans les pays développés, où elle attend désormais une progression du PIB de 2,7% en 2010 et 2,8% en 2011.
L'OCDE a toutefois prévenu que la crise de la dette en Europe faisait planer des risques "plus élevés" qu'auparavant sur l'économie mondiale.
Contrairement aux Bourses, l'euro continuait à battre de l'aile. La devise européenne creusait ses pertes face à un dollar dopé par des indicateurs confirmant la vitalité de l'économie américaine.
Vers 16H00 GMT, l'euro s'établissait à 1,2216 dollar contre 1,2337 dollar mardi vers 21H00 GMT.
"L'euro a pu profiter d'un bref répit grâce à l'influence d'autres marchés, mais le scepticisme de plus en plus profond à l'égard de la dette européenne et de son impact sur la croissance ne devrait pas s'effacer si vite", commentaient les analystes de Standard Chartered.
Malgré le rebond des Bourses européennes, les craintes sur la situation financière de pays de la zone euro persistent. Les marchés redoutent que les plans d'austérité annoncés récemment par les pays européens ne mettent en péril une croissance déjà molle.
L'environnement reste plus favorable au dollar qu'à l'euro, en raison de l'écart de croissance attendu par les économistes entre l'Europe et les Etats-Unis.
Selon les dernières prévisions de l'OCDE, la croissance américaine devrait atteindre 3,2% contre 1,2% dans la zone euro en 2010.
Le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a appelé mercredi les Etats européens à agir sans tarder pour apaiser les marchés.





















