L’annonce ce 1er février par la chaîne américaine NBC de la menace qui pèse sur l’un des grands symboles de Wall Street, à savoir les banques, ramène sur le devant de la scène Al-Qaïda pour la péninsule Arabique (AQPA), nébuleuse terroriste constituée au début de l’année 2009 par le regroupement d’Al-Qaïda formé de djihadistes yéménites et saoudiens.
Ainsi, quelques mois après l’affaire des colis piégés en provenance du Yémen et voyageant dans des avions cargos à destination des États-Unis, Al-Qaïda s’attaque aujourd’hui au système financier américain, notamment new yorkais. En effet, d’après une annonce faite sur le site du cyber magazine Inspire qui se présente comme étant le porte-voix d’AQPA et qui est destiné à encourager les musulmans anglophones à rejoindre le mouvement djihadiste international, les banques Goldman Sachs, Citibank, JP Morgan Chase, Barclays et leurs dirigeants pourraient être visés par des attentats menés sous forme de colis ou lettres piégés avec des bombes ou des substances chimiques et bactériologiques. La menace est prise au sérieux outre-Atlantique même si, selon Jim Margolin, porte-parole du FBI, le risque n’est pas pour l’instant imminent et spécifique. L’unité anti-terroriste du FBI qui a tout de même alerté les banques concernées, les a exhortées à augmenter le niveau de sécurité de leurs infrastructures de traitement de courrier.
Selon NBC, il n’y aurait « aucune indication faisant état d’un assassinat ciblé » contre un patron en particulier de Wall Street, mais les responsables du renseignement américain sont inquiets du fait qu’Al-Qaïda ait discuté des noms de certains dirigeants financiers qu’ils auraient directement contactés pour les prévenir. Cela d’autant plus que depuis les attentats du 11 septembre, la Bourse de New York et le bâtiment de Citicorp Center ont fait l’objet de menace de complots terroristes.
Cependant, selon Rick Nelson, expert anti-terroriste au centre d’études stratégiques et internationales de Washington, interrogé par l’Afp, le système financier américain est aujourd’hui mieux préparé à ce type d’attaque qu’il ne l’était avant les attentats de 2001 car « les institutions financières ont des ressources et ont retenu la leçon du 11 septembre », a-t-il souligné. Tout en reconnaissant que « tout attentat pourrait être dévastateur, mais il faudrait qu’il soit à l’échelle du 11 septembre pour déranger les marchés financiers, en particulier à New York ». C’est sans doute pour cette raison que ces menaces n’ont aucun impact sur les cours de Bourse des grandes banques de Wall Street.























