La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique promulguée en mai 2000 par le président Bill Clinton et les accords de Cotonou conclus au mois de juin de la même année sont deux cadres de coopération qui énoncent des objectifs semblables. Le continent africain y gagne-t-il réellement et quelles pistes lui permettront vraiment de s’en tirer à bon compte dans l’internationalisation sans cesse croissante de l’économie mondiale ?
AGOA
AGOA vs ACP Quelle voie pour l’Afrique ?
AGOA : impact sur les entreprises américaines
Plus d’une décennie après la mise en place de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), le volume des échanges américano-africains a plus que doublé, soit une hausse de
57% au cours des 5 premiers mois de 2010 par rapport à la même période de l’année précédente, pour atteindre un montant de 33,1 milliards de dollars. Durant la même période, les importations américaines en provenance de l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 78%, pour atteindre 26,6 milliards de dollars contre 74% (18,8 milliards de dollars), pour celles effectuées dans le cadre de l’AGOA.
AGOA : Une loi à usages multiples
Évoluant dans un contexte de partenariats multiples, les pays africains ont très souvent des difficultés à en gérer les mécanismes. Si plusieurs accords commerciaux peuvent contribuer à leur assurer une certaine prospérité, il n’est pas certain que la donne politique suive.
AGOA : À qui profite la loi?
En juin dernier avait lieu à Lusaka en Zambie, le forum 2011 de l’AGOA, la Loi américaine en faveur de la croissance de l’Afrique et son accès sur le marché américain (African Growth and Opportunity Act). La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton en a profité pour faire lors de la cérémonie de clôture, un rapide compte rendu des échanges commerciaux au cours de la dernière décennie entre son pays et l’Afrique subsaharienne, dans le cadre de l’AGOA. Des échanges qui, avec une hausse de 32% entre 2009 et 2010 (ce qui représente ainsi 65 milliards de dollars), n’ont jamais cessé d’augmenter. Mais il semblerait que seuls les pays riches en pétrole ou autres matières premières, profitent réellement des avantages qu’offre cette loi qui expire en 2015.
AGOA : les grands principes de la loi
À l’aube de l’an 2000, les États-Unis, à la recherche d’une nouvelle source d’approvisionnement, notamment en pétrole, adoptent sous la présidence de Bill Clinton, la loi connue sous le nom d’AGOA (African Growth and Opportunity Act) qui a pour but de soutenir l’économie d’une quarantaine des pays d’Afrique subsaharienne en leur ouvrant l’accès au marché américain. Ainsi, cette loi sur la Croissance et les Opportunités d’Affaires en Afrique qui lie donc certains pays africains soucieux de s’affirmer sur la scène internationale au niveau commercial, a été conçue comme une alternative au principe de l’aide au développement. En effet, les Américains, en favorisant une coopération économique et commerciale avec ces pays selon le principe du «trade not aid», souhaitaient en quelque sorte encourager le développement des économies africaines.




























