JOHANNESBURG, Afrique du Sud - Le patronat des mines sud-africaines a accepté mercredi le principe de revoir les salaires des mineurs d'or et de charbon, a annoncé une négociatrice, alors que ce secteur clé l'économie nationale tourne au ralenti depuis août en raison de grèves sauvages.
"Nous allons travailler dur pour voir ce qu'on peut mettre sur la table. Nous nous revoyons mardi et nous l'espérons avec des propositions pour traiter ces problèmes", notamment "la situation des foreurs, ce que gagne nos mineurs et quel est le niveau approprié d'entrée de grille", a indiqué à l'AFP Elize Strydom, négociatrice de la Chambre des mines, à l'issue d'une journée de négociations avec le syndicat national des mines NUM.
Pour des raisons sémantiques, la Chambre des mines refuse de parler d'une réouvrture des négociations comme l'a fait le NUM dans un communiqué distinct, mais cela revient au même.
"Nous avions créé l'an dernier une équipe de travail pour se pencher sur un certain nombre de problèmes, et nous allons essayer de les résoudre de toute urgence", a-t-elle ajouté.
"Nous avons 50.000 mineurs en grève sauvage dans le secteur de l'or", "une situation qui n'est pas bonne" et exige "de trouver une solution le plus vite possible", a-t-elle ajouté.
Les salaires actuels dans les mines d'or et de charbon ont été fixés dans un accord signé l'an dernier par le NUM et la Chambre des mines.
Les mines de platine, où les négociations ont lieu entreprise par entreprise, et où des milliers de mineurs sont également en grève sauvage, ne sont pas concernées.

























