BAMAKO, 28 sept 2012 (AFP) - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi à Bamako, à l'appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM), pour s'opposer à une intervention militaire de forces étrangères au Mali pour reconquérir le nord du pays, a constaté l'AFP.
Les manifestants - 300 à 400 personnes selon la police, 800 selon les organisateurs - ont marché de la place de la Liberté jusqu'aux abord du ministère de la Défense "pour soutenir l'armée malienne" souveraine, a déclaré le président de la COPAM, Younouss Hameye Dicko.
Au son d'une musique militaire, les manifestants arboraient trois grandes banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "le Mali, rien que le Mali", "la COPAM soutient l'armée pour la libération du Nord" ou encore "l'arrivée de la Cédéao déclenchera la guerre civile au Mali".
La COPAM, réputée proche de l'ex-junte qui a mené le coup d'Etat militaire du 22 mars, rejette l'accord entre la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Mali, annoncé le 23 septembre. Cet accord prévoit le déploiement au Mali de troupes ouest-africaines, pour "appuyer" l'armée malienne dans la reconquête du nord occupé depuis six mois par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaîda au Maghreb islamique.
Derrière un grand drapeau Malien, les marcheurs scandaient: "à bas la Cédéao, à bas Blaise Compaoré (président burkinabè et médiateur dans la crise malienne), à bas Yayi Boni (président du Bénin et de l'Union africaine), à bas Alassane Ouattara (président de la Côte d'Ivoire et de la Cédéao)".

























