ABUJA, 9 août 2012 (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pressé jeudi à Abuja le président nigérian Goodluck Jonathan de donner un nouvel élan aux réformes dans son pays, géant pétrolier de l'Afrique, confronté à une insurrection islamiste.
La visite de Mme Clinton au Nigeria - pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 160 millions d'habitants et principal fournisseur de pétrole des Etats-Unis - survient alors que le président Jonathan affronte une pression croissante lui demandant d'enrayer un cycle de violences meurtrières.
Ces violences, attribuées au groupe islamiste nigérian Boko Haram, ont fait plus 1.400 morts depuis 2010 dans le nord et le centre du Nigeria, selon l'organisation Human Rights Watch (HRW).
Après avoir rencontré le président Jonathan, les principaux ministres et les chefs de la sécurité dans la capitale fédérale, Mme Clinton a déclaré qu'elle croyait à un "avenir lumineux" pour le Nigeria.
"Mais la tâche la plus importante, comme vous l'avez reconnu, est de s'assurer que tous les Nigérians - du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest - aient de meilleures chances", a-t-elle déclaré.
Des diplomates américains ont fait état à plusieurs reprises de leurs inquiètudes à propos de l'extrême pauvreté dans le nord du pays, qui selon de nombreux observateurs, constitue un terreau propice au développement de l'insurrection et des violences.
"Nous voulons travailler avec vous et nous serons à vos côtés quand vous ferez les réformes et prendrez les difficiles décisions qui s'imposent", a ajouté Mme Clinton.
Elle a mentionné les efforts pour améliorer la transparence et limiter la corruption dans un pays considéré comme l'un des plus touchés au monde par ce fléau. Mme Clinton a également évoqué une aide américaine à l'agriculture, une préoccupation majeure dans le nord du pays.
Avant la réunion à Abuja, un haut responsable du Département d'Etat avait indiqué qué Mme Clinton renouvellerait des offres américaines "d'assistance et de secours aux Nigérians".
Offres d'assistance américaine contre l'insécurité

























