TOKYO, 29 février 2012 (AFP) - La signature du contrat d'achat d'avions chasseurs américains F-35 choisis par le Japon pour équiper son armée dépend des engagements concrets des Etats-Unis, en termes de prix et délais, a indiqué mercredi le ministre japonais de la Défense.
Le contrat initial, qui concerne quatre premiers exemplaires, sur un total de 42, doit être signé d'ici à l'été.
Mais cet accord définitif pourrait être remis en cause si Washington ne parvient pas à s'en tenir aux conditions proposées.
Le cas échéant, "il nous faudra réfléchir à la résiliation de la commande ou au choix d'un autre modèle," a déclaré Naoki Tanaka devant le Parlement.
Plus tôt ce mois-ci, le ministre a envoyé une lettre au Pentagone, lui demandant de maintenir le prix et les délais de livraison annoncés.
Le Japon a sélectionné en décembre l'appareil F-35 après avoir longtemps hésité entre trois candidats pour remplacer ses vieux chasseurs américains F-4: le F-35 Lightning II, le F/A-18 Super Hornet conçu par l'américain Boeing et l'avion européen Eurofighter Typhoon.
Le F-35 ou Joint Strike Fighter (JSF) a finalement été retenu bien qu'étant le plus coûteux programme d'armement du Pentagone. Le montant de la commande prévue est estimé à plus de 4 milliards de dollars.
Le tarif par appareil s'établit dorénavant à 113 millions de dollars courants, selon le Département américain de la Défense, en raison notamment de surcoûts liés à des délais techniques.
Initialement, le Japon souhaitait acheter le chasseur furtif F-22, mais les Etats-Unis ont interdit l'exportation de cet appareil dont la production va par ailleurs être abandonnée.
Le F-35 associe les Etats-Unis et huit autres pays: le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Turquie, le Canada, l'Australie, le Danemark et la Norvège. Il a aussi été sélectionné par Israël.

























