TUNIS, 2 février 2012 (AFP) - Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à soutenir la Tunisie, a affirmé jeudi à Tunis sa directrice Christine Lagarde, appelant les autorités à oeuvrer pour "restaurer la confiance des investisseurs". "Le FMI version 2012 est différent de celui des années 80 et sera toujours un partenaire qui est prêt à soutenir la Tunisie si elle veut et quand elle veut", a-t-elle précisé à la presse. Les autorités tunisiennes n'ont pas jusqu'à présent sollicité de prêt, mais "le FMI est disponible et sera au rendez-vous", selon Mme Lagarde qui a souligné que ses "interlocuteurs tunisiens ont été réceptifs à cette offre".
"Soucieux des équilibres budgétaires et financières et de la stabilité économique et sociale de ses membres", le FMI a demandé aux autorités tunisiennes et aux acteurs économiques de se se "concentrer sur le développement économique ainsi que sur la création d'emploi pour retrouver le chemin des investissements et restaurer la confiance des investisseurs aussi bien tunisiens que internationaux", selon Mme Lagarde.
Elle a aussi mis l'accent sur "l'exigence de la transparence des transactions financières notamment bancaires afin d'identifier les porteurs de risque et d'éviter les effets de contamination".
La visite de la directrice du FMI est la première dans la région. Arrivée mercredi à Tunis, Mme Lagarde a rencontré les autorités politiques et économiques tunisiennes, ainsi que des responsables syndicaux. Elle doit s'envoler jeudi après-midi pour l'Arabie Saoudite.
Traditionnel "bon élève" du FMI, la Tunisie traverse une grave crise économique, avec une croissance négative et un taux de chômage à 18%. Dissimulés sous l'ancien régime de Zine el Abidine Ben Ali, les problèmes économiques et sociaux ont explosé au grand jour depuis le soulèvement qui a chassé l'ancien président le 14 janvier 2011.



























